"Voyage dans un grenier" : Une première à la Bibliothèque
La nouvelle année débuta dans l'originalité car l'apéritif thématique du jeudi 21 janvier avait pour thème « Voyage dans un grenier : Lectures éphémères pour adultes ». C'était la première fois qu'Emmanuel, conteur pour enfants, proposait, à la demande de la bibliothèque de Roche, des lectures pour adultes. Il était entouré de Francine, Thierry, Marie et Ludmilla qui régalèrent le public. Le premier texte « Voyage dans un grenier » Charles Cousin (1890), lu par Thierry, ouvre la soirée et Emmanuel fait ensuite un rêve, il se réveille dans un grenier sombre et poussiéreux. Une porte s’entrouvre et gravissant une échelle, il sort dans un monde imaginaire, il est seul sur une île qui, par chance, possède une bibliothèque, assez pauvre d'ailleurs en ouvrages, mais un livre de cuisine attire son attention et Francine offre aux spectateurs « Le cuisinier national de la ville et de la campagne (ex-cuisinier royal) par Destaminil (1851). Emmanuel, revenu dans son grenier, réussit à dénicher un ouvrage et propose « Savoir vivre savoir plaire » Collectif (1970) toujours d’actualité. Le rêve se poursuit et les textes aussi « L’histoire sans fin » est déclamée par Francine. Puis dans une vieille malle, un échange épistolaire, oublié, jauni par le temps est sorti de l’oubli et Marie énonce « Lettre de Madagascar » Anonyme (1986). Francine, elle, évoque un extrait de « Je ne suis pas sœur Emmanuelle » de Carine Tardieu (2009), texte légèrement irrévérencieux qui a fait rire le public. Thierry enchaîne avec un passage « des Misérables » de Victor Hugo (1862). Il est des livres en deux langues et même au fond des greniers, on peut découvrir des contes bilingues, Marie et Ludmilla interprètent en français et en russe « Roule Galette » de Natha Caputo (1993), inspiré du conte russe « Kolobok ». Ludmilla et Emmanuel lisent également dans ces deux langues « Les Canaris » de Samuel Marchak, poète et dramaturge russe. Emmanuel poursuit son ascension sur son échelle de rêve et continue la soirée avec la lecture de « Etranges étrangers » de Jacques Prévert (Poème de 1951). C’est Ludmilla qui conclut dans un français teinté d’un agréable accent russe un extrait des « Dernières nouvelles du bourbier » d’Alexandre Ikonnikov (2003) évoquant des concombres salés tombant à l’eau et la discussion qui s’ensuivit dans un wagon de train.
La bonne ambiance et le rire étaient de la partie et l’auditoire ravi, applaudit ces lecteurs à voix haute qui, pour une première, réussirent à merveille leur prestation.
Emmanuel, Marie, Francine, Thierry et Ludmilla reverseront le montant de l’animation à l’Association Miroirs de Femmes-Reflets du Monde qui avait, en septembre dernier, conquis les Rochois avec son spectacle de chants du monde.
Francine offre aux spectateurs « Le cuisinier national de la ville et de la campagne (ex-cuisinier royal) par Destaminil (1851)
Ludmilla et Emmanuel lisent également dans ces deux langues « Les Canaris » de Samuel Marchak, poète et dramaturge russe.
Emmanuel poursuit son ascension sur son échelle de rêve et continue la soirée avec la lecture de « Etranges étrangers » de Jacques Prévert (Poème de 1951).
Ludmilla conclut dans un français teinté d’un agréable accent russe un extrait des « Dernières nouvelles du bourbier » d’Alexandre Ikonnikov (2003)