Club-lecture du 8 juin 2017 : Les coups de coeur des adolescents

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Pour la seconde année consécutive, la bibliothèque a consacré le dernier club-lecture aux adolescents en les invitant à présenter leurs coups de cœur.

Natalia (6ème), Maëlys (5ème), Maxime (5ème) et Enzo (5ème) ont répondu à l'invitation. Ils ont, dans un premier temps, visité l'exposition d'art visuel des enfants de l'école primaire. Il n'y a pas si longtemps qu'ils étaient encore à l'école de Roche et qu'ils exposaient leurs dessins...

Maxime, prit la parole en premier pour présenter un manga "Tokyo Ghoul" de Sui Ishida. Bande dessinée, typiquement japonaise, le manga est la plupart du temps, en noir et blanc. Cet ouvrage à la couverture souple, recouvert d'une jaquette, qui peut être utilisée comme marque-page, se lit de droite à gauche. Les mangas sont regroupés en séries aux nombreux volumes. Les plus gros succès ont été adaptés en dessin animé. Les mangas sont classifiés en fonction de l'âge et du sexe du lectorat visé. Il existe six classes démographiques :

  • Kodomo pour un public jeune (moins de 10 ans), quel que soit son sexe.
  • Shōnen pour un public masculin jeune, de 8 à 18 ans.
  • Shōjo pour un public féminin jeune, de 8 à 18 ans.
  • Seinen pour un public masculin adulte, 16 ans et plus.
  • Josei pour un public féminin adulte, 16 ans et plus.
  • Seijin pour un public adulte, 18 ans et plus.

Après cette présentation générale, Maxime, véritable otaku (amateur de mangas), s'est attardé sur "Tokyo Ghoul" de Sui Ishida, un seinen manga. Dans cette série de 15 volumes se déroulant à Tokyo, des goules, personnages assoiffés de sang, se dissimulent parmi les humains pour mieux s'en nourrir. Ken Kaneki, le héros, fait la connaissance d'une fille qui tente de l'assassiner et il deviendra mi-humain, mi goule. Les goules ne sont pas que des êtres assoiffés de sang et un dilemme apparaît tout au long de l'œuvre. Les personnages sont hauts en couleur, ils ont chacun leur propre histoire. Il y a aussi une recherche dans le vocabulaire, les dialogues, les dessins. Maxime est un passionné. Par une prestation de qualité et une aisance d’élocution, l’adolescent a intéressé l'auditoire qui s'est posé la question : "Et si on se mettait aux mangas ?"

Enzo avait choisi "Le monde de Norm" de Jonathan Meres. Ce roman, comporte quelques illustrations dans la marges des pages. Sur la couverture, il est précisé : "Attention, ne convient pas aux gens sérieux" , c'est évidemment un ouvrage très humoristique. Pour nous le prouver Enzo nous a lu la quatrième de couverture : "Lorsqu’il se réveille en sursaut et se rend compte qu’il est en train de confondre l’armoire de ses parents avec les WC, Norm se dit que la journée commence vraiment mal. Et c’est comme ça tout le temps depuis que sa famille a décidé de déménager. Pas facile de se sentir à l’aise chez soi dans une maison aussi grande qu’une cage à lapin. Surtout quand, juste à côté, votre père ronfle comme un rhinocéros. Un rhinocéros dans une cage à lapin, remarquez, c’est pas commun ! Pas facile, en fait, d’être ado ! Chaque jour, une nouvelle galère ! Bienvenu dans le monde – très injuste pour lui – de Norm." Enzo nous a avoué avoir lu ce coup de cœur une dizaine de fois. Mais la réalité est présente dans cet ouvrage où les photos compromettantes mises sur les réseaux sociaux entraînent chantage, harcèlement, refuge et demande de conseils auprès de la famille : un monde très actuel. Enzo en a lu un extrait. Ayant constaté l'engouement pour cet ouvrage et la passion qu'éprouvait Enzo en l’évoquant, le public a tout de suite pensé que l'adolescent allait se replonger très rapidement dans le monde de Norm !

Maëlys, a évoqué un livre qui lui a été offert et qui lui a beaucoup plu "Moi, Malala" de Yssaf Yousafzai. Ce vécu est raconté par une adolescente pakistanaise, fille d'instituteur qui a mené un combat pour la scolarisation des filles du Pakistan. Elle reçoit en 2011 le Children’s Peace Prize de la Fondation des droits de l’Enfant et le Prix national de la paix pakistanais. Elle gêne les religieux et à la réception de ce prix, les Talibans décident de la supprimer. En 2012, dans le camion qui fait office de bus scolaire, Malala, 15 ans, reçoit d’un Taliban une balle dans la tête. Soignée en Angleterre, elle a été sauvée et elle est aujourd'hui, la plus jeune lauréate a avoir reçu le Prix Nobel de la Paix. « Les Talibans ont failli faire d’elle un martyre ; ils ont réussi à en faire un symbole. » Chelsea Clinton, TIME Magazin. Maëlys a apprécié cette autobiographie, a été émue par cette vie de lutte avant l'attentat et la nouvelle vie de Malala en Angleterre où sa famille l'a rejointe et d'où elle continue son combat. Quand Malala s'exprime, on découvre cette soif de faire aboutir ce droit à la scolarisation : « Je veux raconter mon histoire, mais ce sera aussi l’histoire des 61 millions d’enfants non scolarisés. Je veux qu’elle participe au mouvement qui donnera à chaque garçon et à chaque fille le droit d’aller à l’école. C’est un droit élémentaire pour eux. » Les jeunes adolescents présents ont reconnu avoir la chance de vivre dans un pays où l'on peut être scolarisé.

C'est Natalia qui clôtura le tour de table, en présentant "Chi, une vie de chat" de Kanata Konami, un manga nippon en couleurs et se lisant de gauche à droite : eh ! oui ! ça existe ! Cette série en douze tomes, évoque les mésaventures de Chi, un chaton qui a perdu son maître et qui est adopté par une famille bravant l'interdiction de posséder des animaux dans leur immeuble. Cette petite chatte grise et blanche, tigrée de noir est dotée de réflexion et de parole. Chi est dessinée dans un graphisme épuré et candide, coloré à l'aquarelle. C'est ce qui a séduit Natalia en plus de l'histoire mais aussi toutes les personnes présentes au club-lecture qui n'ont pu que s'écrier en voyant Chi : "Trop mignonne !" Natalia avait apporté les trois premiers tomes, des idées pour les prochains cadeaux afin de compléter la série avec les neuf tomes suivants !

Quatre ouvrages différents, quatre adolescents passionnés : Merci les jeunes !

 

On admire les travaux d'art visuels des élèves des classes primaires
On admire les travaux d'art visuels des élèves des classes primaires

On admire les travaux d'art visuels des élèves des classes primaires

Le public est attentif
Le public est attentif

Le public est attentif

Maxime présentant un manga "Tokyo Ghoul" de Sui Ishida.

Maxime présentant un manga "Tokyo Ghoul" de Sui Ishida.

Enzo présentant "Le monde de Norm" de Jonathan Meres

Enzo présentant "Le monde de Norm" de Jonathan Meres

Maëlys présentant "Moi, Malala" de Yssaf Yousafzai

Maëlys présentant "Moi, Malala" de Yssaf Yousafzai

Natalia présentant "Chi, une vie de chat" de Kanata Konami

Natalia présentant "Chi, une vie de chat" de Kanata Konami

Publié dans CLUB LECTURE

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