Club-Lecture du jeudi 17 mai

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Les ouvrages présentés ce mois-ci :

Les couleurs de l'incendie - Pierre LEMAITRE (2018) Écrivain et scénariste né en 1951. Suite d'Au-revoir là-haut, prix Goncourt 2013. Un drame se produit au cours des obsèques de Marcel Péricourt. Madeleine, sa fille, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle vient d'hériter mais le destin va en décider autrement. Face à l'adversité des hommes et à la cupidité de son époque, elle devra déployer des trésors d’intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie, une belle revanche. Très belle écriture, beaucoup de rebondissements. A lire.

1144 livres - Jean BERTHIER (2018) L’auteur écrit pour des revues littéraires et réalise des films de fiction et des documentaires. "1144 livres" est son premier roman. Bibliothécaire de profession, le narrateur reçoit la lettre d'un notaire lui  apprenant  que sa mère biologique, dont il ignore absolument tout, vient de mourir et lui laisse un héritage singulier : 1 144 livres… Double sujet des origines, de la filiation et d'un éloge avec passion de la lecture, des livres. (Lecture d'extraits) A lire.

Les guerres de mon père - Colombe SCHNECK (2018) L'auteure née en 1966 est journaliste TV et radio a écrit déjà de nombreux romans sur sa famille. Au cours de cet ouvrage, elle va rechercher après la mort de son père ce qu'a été sa vie, car celui-ci ne parlait jamais de son passé, seul, le présent pou lui existait. Elle découvre ce qu'il cachait : violence, exil, destruction et honte. Sa manière d'être était un état de survie et de résistance. A lire.

Vers la beauté -David FOENKINOS (2018) L'auteur est né en 1974. Antoine a quitté son poste de professeur aux Beaux-Arts, pour devenir gardien au musée d'Orsay. Parallèlement, Camille, une jeune fille fragile qui suit des cours de dessins et de peinture va vivre un drame. Les destins d'Antoine et de Camille vont se croiser.

L’archipel du chien – Philippe CLAUDEL (2018) Écrivain et réalisateur né en 1962. Un beau jour sur une île perdue au milieu de nulle part, l'Archipel du Chien, appelée ainsi en raison de sa forme, trois cadavres de migrants africains sont découverts, échoués sur la plage. Les notables préfèrent les cacher pour éviter une publicité négative qui ferait capoter un projet immobilier. Seul, l'instituteur est opposé à cette dissimulation. Des hommes, mauvais guidés par leur égoïsme qui découvrent parmi eux une âme pure qu'ils vont se hâter de désigner comme bouc-émissaire. Indifférence, lâcheté, égoïsme, individualisme des populations face au sort des migrants. De petits passages poétiques allègent l'atmosphère sombre du livre (Lecture d'extraits). La jaquette du livre, réalisée par Lucille Clerc, est très réussie et le toucher en est très agréable. A lire.

Une odyssée, un père, un fils, une épopée – Daniel MENDELSOHN  (2017) L’auteur est né à long Island, en 1960,il est  écrivain, critique littéraire, prof de lettres classiques à New York. Histoire vécue. Une analyse pointue des subtilités de l'Odyssée d'Homère est le thème d'un séminaire universitaire. Cela va permettre à Daniel Mendelsohn, le professeur, de renouer avec son père, un matheux exigeant et peu communicatif, plus craint qu'aimé qui va assister chaque semaine à ses cours. A l’issue de cette session de 6 mois,  le fils va emmener son père en  croisière "sur les pas  d'Ulysse" en Méditerranée. Empruntant les thèmes de l’enfance et de la mort, de l’amour, du voyage, de la filiation et de la transmission, ce livre est le récit poignant de la redécouverte mutuelle d’un fils et d’un père. La quête d'une transmission et la découverte d'un père inattendu pour ce fils qui croyait être maître du périple et  qui en plus « d'apprendre » de ses étudiants, "apprend" surtout de son père. Réflexion pleine de poésie, de philosophie et de tendresse filiale. A lire.

La fissure – Jean-Paul DIDIERLAURENT (2018) écrivain français né en 1962, auteur de nouvelles, a connu le succès avec son premier roman "Le liseur du 6h27". Dernier représentant d’une entreprise de nains de jardin rachetée par une holding américaine, Xavier Barthoux mène une vie bien rangée entre ses clients, son épouse, son chien et sa résidence secondaire. Quand il découvre une fissure dans le mur de sa maison, c’est tout son univers qui se lézarde… Animé par une unique obsession, réparer la fissure, il entreprend un périple extrême et merveilleux jusqu’à l’autre bout du monde. Comment on peut arriver avoir envie de tout recommencer en cherchant un idéal complètement opposé.  Quelques descriptions ironiques, des dialogues savoureux. (Lecture d'extraits) A lire.

Sentinelle de la pluie (2018) de Tatiana de ROSNAY (2018) Née en 1961, l’auteure est scénariste et journaliste. Une réunion de famille se déroule à Paris lors d'un crue exceptionnelle de la Seine pour fêter les 70 ans du père. Les enfants, à l'étranger ont rejoint la capitale française à cette occasion. L'atmosphère de la crue et des pluies diluviennes qui ne cessent de tomber, à l'origine des fermetures des routes et de l'aéroport,  entretiennent un sentiment d'inquiétude. A l'issue du repas, le père fait un discours et s'écroule. Durant la période d'hospitalisation, le fils va s’occuper de son père et  les digues familiales vont céder : parents et enfants vont avouer ce qu'ils ont toujours caché, les révélations vont se multiplier. A lire.

L’ombre de nos nuits  - Gaëlle JOSSE (2016) Femme de lettres née en 1960. Deux récits se dessinent dans cet ouvrage avec au centre un tableau de Georges de La Tour : Saint Sébastien soigné par Irène. Une femme, dont nous ne saurons pas le nom, déambule dans un musée et se trouve saisie par la tendresse et la compassion qui se dégagent de l’attitude d’Irène dans la toile. Elle va alors revivre son passé et son amour perdu lui saute alors au visage. George de la Tour est au somment de son art, quand il  réalise ce chef-d’œuvre. Il veut  « peindre le silence, le temps arrêté, l'appel d'une voix dans la nuit, la lueur qui nous guide ».  (Lecture d'extraits) A lire.

Le doigt sur la bouche – France LESTELLE (2008) 19 avril 1966. Fabrice, un enfant de cinq ans, disparaît soudainement de la maison familiale avec son chien... Le doigt sur la bouche nous entraîne sur les traces de l'enfant disparu, au rythme d'un crescendo romanesque haletant, soutenu par une écriture sensible et contemporaine.

La maison de l’été – Patrick CAUVIN (2008) pseudonyme de Claude Klotz, né en 1932 et mort en 2010, l'auteur était scénariste et romancier. Depuis vingt-cinq ans, Patrick Cauvin passe tous ses étés dans une bâtisse entre Angers et Saumur.  L'achat de l'immense maison fut d abord un grand moment de panique. Puis, au fil des étés, le lieu a vécu, les amis sont venus revenus. A lire.

Ont été évoqués également "L'art de perdre" d'Alice Zéniter, "Underground Railroad" de Coslon Whitehead, "Entre ciel et terre" d'Erik Walters, "Une vie entre deux océans" de M-L Stedman, "J’ai toujours cette musique dans la tête " d'Agnès Martin-Lugand

PROCHAIN rendez-vous : Jeudi 28 juin 2018 à 17 heures

 

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