CLUB LECTURE MARS/AVRIL 2020

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CLUB LECTURE MARS/AVRIL 2020

Le corona ne vaincra pas le Club Lecture !!!

Annie David, responsable du Club Lecture, a décidé de faire un pied de nez au corona qui empêche tout rassemblement mais nous donne du temps pour nous consacrer à la lecture. 

Merci à toutes les personnes qui ont présenté les lectures qui leur sont chères afin d'en faire profiter de nombreuses personnes.

N'hésitez pas à faire de même via notre formulaire de contact !

 

 

 

 

Isabelle Autissier

 

Isabelle Autissier, née le 18 octobre 1956 à Paris, est une navigatrice française, première femme à avoir accompli un tour du monde lors d'une compétition, en 1991. Installée à La Rochelle depuis 1980, elle est également écrivain et présidente du WWF-France

 

 Après plusieurs récits, essais, ainsi qu'un livret d'opéra, "Homo Loquax", elle publie en 2009 son premier roman, "Seule la mer s'en souviendra", l'histoire d'une supercherie en mer inspirée d'un fait réel – l'affaire Crowhurst en 1969.

Elle écrit "Oubleir Klara "en 2019


 Oublier Klara

 

Dans les année 60, Iouri, adulte d'origine russe vit aux Etats Unis où il  vit heureux  avec son compagnon et son travail de chercheur dans le domaine de l'ornithologie.

Un jour il reçoit un appel d'une vieille connaissance russe qu'il a connue enfant et  qui le somme de revenir à Mourmansk sa ville natale, auprès de son père  malade ,Rubin, qui vit ses derniers jours à l'hôpital et qui veut lui livrer un secret.

Tout d'abord dubitatif , Iouri, qui déteste son père avec lequel il a coupé tous les ponts depuis de nombreuses années, se laisse envahir par les souvenirs et les sentiments et décide de prendre un avion pour revenir aux sources.

Arrivé à Mourmansk, au nord du cercle polaire, il retrouve son père, allongé sur un lit d'hôpital, peu accueillant comme il l'a toujours été mais porteur d'un secret qu'il n'a jamais élucidé depuis sa propre enfance : l'énigme de la disparition de sa mère Klara  du jour au lendemain et  qui n'a jamais donné signe de vie . Arrêtée par les sbires de Staline alors qu'elle était chercheuse à l'université,; Personne n'a plus jamais entendu parler d'elle.

Iouri n'en avait jamais eu connaissance jusqu'à ce jour.

Petit à petit il va faire des recherches, pendant des années et avec une volonté de fer doublée d'un immense désir de découvrir la nature sauvage qu'il aime tant il va rechercher sa grand mère ou plutôt essayer de reconstituer son histoire à travers des rapports fournis par le nouveau régime de la Russie et aussi grâce aux souvenirs des anciens des tribus ,là où le froid vous pétrifie sitôt que vous êtes dehors  et qu'il va parcourir, ayant appris que sa grand mère avait dû y être déportée.

Ce roman est exaltant, plein d'imprévus ,témoin d'une période noire de l'époque stalinienne au cours de  laquelle la population de la Russie était asservie et vivait dans une peur constante.

 

 

 

UNE BÊTE AU PARADIS de Cécile Coulon

 

L’auteur : Cécile COULON est née en 1990 dans le Puy de Dôme. Elle est romancière, nouvelliste et poétesse. Elle écrit son premier roman, « Le voleur de vie » à l’âge de seize ans. En 2012, elle reçoit son premier prix littéraire pour « Le roi n’a pas sommeil », puis en 2017, elle est lauréate du prix des libraires pour « Trois saisons d’orage ». Elle publie un recueil de poésie, « Les ronces », en 2018, qui est distingué par le prix Guillaume Apollinaire. Son septième roman, « Une bête au paradis », sort en août 2019 et est couronné par le prix littéraire du Monde.

Le roman : La ferme du Paradis, c’est là que se situe l’action en huis-clos de ce roman. Emilienne, la maîtresse des lieux, élève seule ses petits enfants, Blanche et Gabriel, après le décès de leurs parents. Emilienne tient la ferme à bras le corps, aidée en cela par Louis, un gamin maltraité par son père, qu’elle a recueilli et qui est devenu le commis de la ferme. Le roman débute par une scène d’amour entre Blanche et Alexandre, tous deux adolescents, alors que dans la cour de la ferme, on tue le cochon. Mais Alexandre ambitionne une autre vie que celle qui lui est promise s’il reste dans cette campagne, alors il va partir et abandonner Blanche. Cette séparation va forger en Blanche une rage et un chagrin extrêmes, mais va l’ancrer à cette ferme à laquelle elle est viscéralement attachée. Et puis, quinze ans plus tard, Alexandre va revenir et ….abandonner Blanche à nouveau, abandon doublé d’une trahison. Alors, Blanche va sombrer dans une folie de vengeance et devenir une bête incontrôlable.

Ce roman, qui est un drame, parle d’amour, de passion, de jalousie, d’ambition, de haine, de trahison, de renoncement, de vengeance. Chaque chapitre est défini par un verbe, qui donne le ton à venir. Le roman est captivant, avec une intrigue qui garde en haleine jusqu’à la dernière page. L’écriture est précise, les descriptions de la vie à la campagne sont très colorées, les personnages sont attachants. Coup de cœur pour ce roman.

 

 

 

 

AVANT TOI de Jojo MOYES

 

L'auteur: Jojo Moyes est née à Londres en 1967. D'abord journaliste, elle devient écrivain, romancière à partir de 2002. Elle habite en Angleterre, en Essex, avec son mari et ses trois enfants.
 
Avant toi : un roman passionnant, qu'on ne quitte pas avant de l'avoir terminé.
Une jeune fille mène une vie banale et monotone, bien rangée, avec un copain... classique.
Elle perd son boulot et finalement va se faire embaucher dans une famille très aisée pour s'occuper d'un homme tétraplégique.
Bonne étude psychologique de la famille qui l'embauche, du jeune homme handicapé qui n'a plus envie de vivre, de la jeune fille qui fait de son mieux, de sa famille qui ne comprend pas pourquoi elle accepte ce boulot.
Et nous , là-dedans, on tourne page après page pour savoir la suite. Bien sûr, la fin n'est pas celle qu'on attend, mais pose un gros problème moral d'actualité.
A lire absolument.
C'est une série de trois volumes: Avant toi ; après toi ; après tout.
 
 
 
 
 
 

 

LA FALAISE DES FOUS de Patrick GRANVILLE
 
 

L'auteur: Patrick Granville est né en Normandie en 1947 et a reçu le prix Goncourt en 1976 avec  « les Flamboyants »
Une belle description de la Normandie, les falaises d'Etretat, la mer, Rouen.
Une magnifique présentation de l'impressionisme, s artistes de l'époque, spécialement de Monet
et une fresque historique de la fin du XIX éme, début du XX éme siècle.
Des descriptions par successions de mots de plus en plus précis, ajustés comme les coups de pinceau de l'artiste. La lecture nous transporte dans les tableaux qu'on reconnaît facilement.
Très intéressant. On apprend beaucoup de choses ; ce roman nous précise qui sont les artistes, peintres, auteurs, hommes politiques  contemporains.
A mon goût : un peu long, beaucoup de descriptions, un vocabulaire parfois difficile
mais si joliment écrit ! On se croirait devant les tableaux de Monet, Degas, Renoir? Courbet et bien d'autres.

 

 

 

 

LE JARDIN DES CINQ PLAISIRS de Arnaud DE FAYET

 

Dans ce 1er roman, Arnaud de Fayet nous invite à traverser le XVIIème siècle. 

De 1613 à 1700 , il nous fait traverser le Grand siècle dans les pas d'André Le Nôtre.

On y découvre le parcours qui en fera ce jardinier de génie ainsi que l'esprit et la vie de cette époque, celle de Louis XIII et Louis XIV.

Anecdotes, passion, vie quotidienne, on est au cœur de notre histoire et de celle d'André Le Nôtre.

 

On peut même aller à sa rencontre au musée des beaux Arts et d'Archéologie de Besançon pour y voir des peintures de Simon Vouet qui fut un temps le maître de Le Nôtre.

 

 

 

 

 

 

 

NOS ETOILES CONTRAIRES de John GREEN

 

L'auteur:  John Green, né en 1977 à Indianapolis, fait des études universitaires en Ohio et après ses diplômes de littérature et de théologie devient pendant six mois aumônier dans un hôpital pour enfants incurables. Il décide que cette vie n'est pas pour lui et s'oriente vers la radio et la critique littéraire.
C'est à l'âge de vingt-cinq ans qu'il écrit son premier roman, "Qui es-tu Alaska ?" et remporte le prestigieux M. L. Printz Award du meilleur livre pour adolescents. Il publie en 2008 "La face cachée de Margo", qui a figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et obtient le prix Edgar Award du meilleur roman pour jeunes adultes. En 2012 paraît "Nos étoiles contraires", roman aujourd'hui adapté au cinéma. Ce dernier domine les listes des meilleures ventes et est traduit dans près de cinquante langues.

Ce roman fut adapté au cinéma par John Boone en décembre 2014 avec comme acteurs principaux Shaileen Woodlez ( Divergente, the Amazing Spider Man) et Ansel Elgort (Baby driver, Divergente)

 

C'est dans le métro Parisien que j'ai découvert l'affiche du film "Nos étoîles contraires" , mon neveu de 17 ans qui m'accompagnait m'a dit qu'il avait hâte de voir ce film issu d'un de ses livres préférés...alors qu'il n'est pas grand lecteur.

J'ai acheté ce livre par curiosité et l'ai beaucoup aimé. Il s'agit de la rencontre de deux adolescents Hazel et Augustus qui fréquentent un groupe de soutien aux malades car ils sont tous deux atteints d'un cancer. Ils se déccouvrent le même goût pour la littérature et échangent avec humour sur leur maladie. Leur histoire d'amour les entraine dans un projet fou et ambitieux. Ce livre se dévore, nous fait passer d'une émotion à l'autre, à mon avis il est destiné à tout public et ne laisse pas indifférent, je l'ai beaucoup aimé.

 

 

               

 

 

 

 

                  AVANT QUE J’OUBLIE de Anne PAULY

 

L’auteur : Anne Pauly est une écrivaine et journaliste française, née en 1974 en région parisienne. Elle vit et travaille à Paris. Elle anime une émission quinzomadaire sur la Tsugi Radio (musique et culture électroniques) ; ses thèmes de prédilection sont le féminisme, la vie queer (étrange, bizarre, mode de vie gay, la culture pop), la contre-culture, les chansons d’amour. Elle écrit pour la revue « Terrain vague », qu’elle a fondé en 2015 avec des amis ; c’est un espace de création et de rencontres entre la multitude des identités queer : créations graphiques, littéraires, critiques, sociologiques, photographiques ou de fiction. Le roman « Avant que j’oublie » est son premier roman, paru en août 2019. Il s’agissait pour l’auteur de participer à un projet pour un master de création littéraire, projet qui a abouti à l’écriture de ce roman, récompensé par le Prix Goncourt des lycéens 2019.

Le roman : il s’agit d’un roman autobiographique, écrit à la première personne.

Le roman commence dans une chambre d’hôpital : Anne et son frère Jean-François entourent leur père qui vient de mourir d’un cancer. Un père ancien alcoolique, violent, provoquant, qui ne laisse pas forcément de bons souvenirs dans le cœur de ses enfants. Cependant, Anne s’était beaucoup rapprochée de son père pendant ses années de maladie, et elle avait entrevu un père différent, tel qu’elle l’avait toujours perçu. Anne va devoir vider la maison de son père, et à travers les objets qui constituaient sa vie, Anne va s’attacher à réhabiliter ce père qui aimait ses enfants mais qui ne savait pas traduire cet amour en paroles et en actes. Ce père qui, en lui disant « tu fermeras bien le gaz », lui signifiait combien il tenait à elle sans jamais le lui dire. Le récit est fait d’un va et vient permanent entre le passé, et les souvenirs qui y sont liés, et le présent, avec l’organisation des funérailles et le travail de deuil. Et puis, dans les sombres journées d’après l’enterrement et de tri des objets, mais « comment trier une vie », arrive une lumière par l’intermédiaire d’une lettre, envoyée par Juliette, une amie de son père, amie d’enfance retrouvée à la vieillesse, et Anne écrit : «  Enfin, qu’elle me fasse l’ultime cadeau de me confirmer qu’il avait toujours été, avant que la vie, la violence et l’alcool ne viennent s’en mêler, celui que je pensais qu’il était : un juste, un sensible, un contemplatif, un silencieux, un ogre timide à qui il était arrivé, autrefois, d’être un adolescent amoureux ».

L’histoire est tragi-comique, l’auteur met beaucoup d’humour dans son récit, le ton est doux-amer, entre rire et larmes. C’est à la fois l’hommage d’une fille à son père et son cheminement pour le retour à la vie des vivants. Bon moment de lecture.

 

 

 

Les enfants de Noé de Jean Joubert

 

Jean Joubert, né le 27 février 1928 à Châlette-sur-Loing et mort le 28 novembre 2015 à Montpellier, est un poète et romancier français. Il a beaucoup écrit d'ouvrages de littérature d'enfance et de jeunesse.

Tout commence par une tempête de neige qui, en quelques jours, ensevelit tout : les routes, les arbres... et le chalet où vivent Simon, Noémie et leurs parents. Ni électricité, ni radio, ni télé. Ils sont coupés du monde et privés de tout confort. Peu à peu, les réserves en nourriture s'amenuisent, la maladie s'installe, les loups rôdent... Comment résister à la folie ?

L'histoire de ces naufragés de la neige est à la fois un remarquable roman d'anticipation et un étonnant huis clos familial.

 

 

 

 

 

Les Animaux dénaturés de VERCORS

 

est un roman écrit par Vercors et publié en 1952. Ce roman pose la question du propre de l'homme.

 Jean Bruller, né le 26 février 1902 à Paris XVᵉ et mort le 10 juin 1991 à Paris Iᵉʳ, est un illustrateur et écrivain français. Il adopte le pseudonyme littéraire Vercors en 1941 pendant la Résistance. Par la suite, il garde son nom pour son travail d'artiste et le nom de Vercors comme nom d'écrivain.

Résumé

Des anthropologues partis à la recherche du « chaînon manquant » (hypothétique créature intermédiaire entre l'être humain et le singe) découvrent celui-ci, non pas sous forme de fossile, mais d'une population vivante. L'espèce est nommée Paranthropus greamiensis en l'honneur de son découvreur Greame, et surnommée Tropi.

Un homme d'affaires nommé Vancruysen imagine d'en faire une main-d'œuvre à bon marché, sans salaires ni droits, pour une usine de lainage. Dès lors, les anthropologues comprennent qu'il faudra bien répondre à la question « Les tropis sont-ils des hommes ? », question que les anthropologues ont l'habitude de rejeter concernant les espèces de la lignée humaine, la jugeant assimilable au paradoxe sorite.

Les autorités préfèrent ne pas tenter de répondre à la question. Pire, il apparaît que la question « Les tropis sont-ils des hommes ? » est tout simplement insoluble parce que la question « Qu'est-ce que l'homme ? » elle-même n'a pas de réponse écrite dans la loi. Les anthropologues décident de tester si les Tropis sont interféconds, d'une part avec les singes, d'autre part avec les hommes. Mais les inséminations artificielles de femelles tropis par du sperme d'homme et de singe se révèlent toutes fécondes, ce qui interdit d'avoir la réponse par ce critère avant que ces rejetons soient eux-mêmes en âge de procréer.

La difficulté de la question vient évidemment du fait que les Tropis étant par définition l'intermédiaire entre l'homme et le singe, il est difficile de dire quels sont leurs droits. Quand un neurologue avance un critère basé sur la complexité du cerveau, le juge lui fait vite admettre qu'il utilise en fait un critère circulaire : le niveau de complexité qu'il réclame à un cerveau pour qualifier un être d'humain est le niveau suffisamment proche de celui qu'il a trouvé chez les humains étudiés jusque-là. Or, les tropis ont un cerveau beaucoup plus simple que les Homo sapiens, mais beaucoup plus complexe que celui des singes. Ce critère peut donc trancher dans le sens qu'on veut selon la manière dont on place la limite. De même pour le langage.

Pour forcer les autorités à prendre position, Douglas Templemore tue le rejeton de la femelle tropi fécondée avec du sperme humain, alors qu'il s'agit à la fois de son fils biologique car il est le donneur et de son fils légal car il est parvenu à le faire inscrire à l'état-civil

 

 

 

 

SAUF QUE C’ETAIENT DES ENFANTS de Gabrielle TULOUP AUX EDITIONS Philippe REY

 

L’auteur : Gabrielle TULOUP est née en 1985 et a grandi entre Paris et Saint Malo. Elle a été championne de France de slam en 2010, et elle utilise cette discipline pour transmettre son goût de la langue aux élèves du collège Diderot d’Aubervilliers, dans lequel elle exerce comme professeur de lettres. Elle a été lauréate du prix du premier roman de Chambéry en 2018 pour « La nuit introuvable ». « Sauf que c’étaient des enfants » est son deuxième roman, paru en janvier 2020.

Le roman : Un matin, la police arrive dans un collège de Stains, banlieue sensible en région parisienne, et annonce au principal qu’une jeune fille de quinze ans de la cité voisine, Fatima, a porté plainte pour viol en réunion. Elle reconnaîtra huit jeunes garçons du collège comme ayant pris part au viol en réunion. A partir de cet acte odieux, et sans jamais entrer dans la description du viol, Gabrielle Tuloup va suivre pas à pas les réactions et les avis de chaque intervenant auprès de ces jeunes: principal du collège, professeurs, surveillants « grands frères de la cité», élèves, parents. Elle va renvoyer chacun à ses responsabilités dans son comportement : des adultes face aux enfants, des enseignants face aux élèves, des adolescents face à leur éveil à la sexualité, des règles de la cité, des traditions familiales. Il y a ceux qui minimisent, ceux qui ne veulent pas se prononcer, ceux qui jugent immédiatement, ceux pour qui cela ravive des souvenirs douloureux. Le roman comprend deux parties : la première « sauf que c’étaient des enfants » et la deuxième partie « sauf que c’était moi ». Cette deuxième partie concerne Emma, professeur de français, et renvoie à un questionnement très intime sur les vérités qu’il vaut mieux taire, sur le consentement, sur le courage qu’il faut pour briser le silence. Roman bien écrit, bien construit, qui fait réfléchir, sans jamais tomber dans la moralisation,  sur la façon de vivre ensemble, sur les jugements trop rapides, sur les vies qui basculent. 

 

 

 

 

 

Un jardin en Australie de Sylvie TANETTE

 

 Sylvie Tanette est critique littéraire aux Inrocks et à la Radio suisse romande. Elle a publié un premier roman, Amalia Albanesi, en 2011 (Mercure de France).

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , 1965

 

L'histoire se passe en Australie, à Salinasburg, une petite cité minière au nord ouest de l'Australie aux portes du désert.

Petite ville insignifiante ,dépourvue d'intérêt  où il fait extrêmement chaud ,où la végétation est totalement inexistante tant la terre est grillée par le soleil. Salinasburg sera    cependant le lieu de prédilection où va  se dérouler l l'existence de deux femmes  assez proches l'une de l'autre de par leurs goût de la liberté..

Ces deux femmes se nomment Ann et Valérie.

Ann a vécu dans les années 30 et Valérie à notre époque.

Les chapitres alternent entre le récit d'Ann et celui de Valérie.

Ann est née à Sydney dans une famille bourgeoise.

A 17 ans elle tombe amoureuse de Justin et contre l'avis de ses parents va le suivre à l'autre bout de l'Australie ,à Salinasburg ,un trou ,là où vit la famille de son jeune mari.

Les 'Callaghan ",vieille famille irlandaise vivent ici depuis des générations et y ont construit à force de travail et d'acharnement sinon un empire du moins un véritable domaine de famille et emploient les 3 fils. L'ainé a été tué lors d'un accident et les 2 autres frères ont du prendre une partie de la relève pour gérer la mine et seconder le père qui est d'une intransigeance à toutes épreuves..

Justin le mari d'Ann ,dernier de la fratrie, prend petit à petit la gestion de la mine et travaille très dur. Pendant ce temps là, Ann, livrée à elle même dans sa petite maison en bois loin de sa belle famille qui ne l'apprécie guère, décide de faire pousser des plantes et des arbres très difficiles à faire vivre comme par exemple  le citronnier, dans un tel environnement et d'en faire un jardin luxuriant.

Elle y passe tout son temps, dépense beaucoup d'argent pour l'achat de ses plantes et de nombreux livres scientifiques qu'elle dévore pour apprendre toutes les particularités et les exigences de son nouvel hobby. Elle va connaitre beaucoup de joies ,d'incertitudes et de déceptions aussi.

D'autre part,70 ans plus tard dans la même ville nous faisons la connaissance de Valérie, jeune mariée .

En stage à Sydney elle y a rencontré Frédéric, lui aussi à Sydney pour ses études et devenus fou amoureux l'un de l'autre se marient et  décident de rester en Australie.

Frédéric est médecin et Valérie diplômée de l'histoire de l'art veut créer un festival d'art contemporain.

N'ayant que peu d'argent ils trouvent une vieille maison plutôt une masure à Salinasburg et s'y installent. La maison n'a aucun confort ,les murs sont délabrés mais elle est entourée d'un vieux jardin aux espèces rares mais très désséchées,et là ils vont commencer une nouvelle vie. Valérie en plus de son travail va s'occuper des vieilles plantes avec beaucoup d'intérêt ainsi que de sa petite fille Elena, belle comme le soleil mais qui hélas ne parle pas...

En  dehors du parallèle de ces 2 existences  nous allons découvrir tout au long de ce récit  la vie de Valérie à travers Ann qui épie la nouvelle locataire de sa vieille maison qu'elle a tant aimée et qui se satisfait de voir que ses efforts n'ont pas été vains....

 

C''est le récit de l'existence de 2 femmes libres, face à l'adversité et qui  trouve chacune le réconfort au bout du monde ,un monde difficile mais rempli de beauté.

C'est un livre envoutant ,plein de poésie qui laisse le lecteur empli de douceur et de sérénité.

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