JOUONS AVEC LES MOTS MAI 2022

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               Prochaine séance le lundi 13 juin 

de 14h à 15h30

 

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Lundi 16/5/22, nous avons écrit des microfictions

Définition : la microfiction est un récit imaginaire, rédigé en un nombre extrêmement restreint de mots. C’est la forme la plus concise de récit littéraire parfois proche du poème par le rythme qu'il imprime. La microfiction appelée aussi fiction éclair, est « l’ancêtre » de la micronouvelle.

 

  • A l’exemple de Robert Desnos, écrivez une microfiction qui commence par « tu prends » ou tu « passes ». 10 lignes maximum avec des rimes si possible.

Tu prends la première rue à droite

Tu suis le quai

Tu passes le pont

Tu frappes à la porte de la maison

Le soleil rayonne et la rivière coule

A une fenêtre frémit un pot de géranium (…)  

  Robert Desnos 1900-1945 Poète et Résistant

 

 

Tu le rencontres ce matin

Un simple geste de la main

Tu le regardes, il te sourit

Et te voilà tout éblouie.

Tu envisages de lui parler,

Incorrigible romantique !

Mais déjà il s’est éloigné,

Te laissant seule, désabusée.

 

 

 

Tu prends ta trottinette électrique

Tu te diriges vers la véloroute

Tu sors par la rue de la Crique

Tu passes sous la petite voute

Tu arrives sur la grande place

Le marché couvert te tend les bras

Tu demandes à un vendeur une glace

Tu la dégustes sans aucun tracas

         

 

Tu passes la porte en pierres

Tu quittes le centre-ville

Tu arrives près de l’île

La plus petite, celle que tu préfères.

Tu écoutes le cri des canards

Ceux qui résonnent jusqu’à la gare

Tu aimes leur jeter du pain

D’un geste tendre de la main

 

  • Ecrire 2 microfictions (10 lignes environ) en imaginant ce qui se passe dans un appartement à 19h30 en face du lieu où vous habitez. Décrivez les personnes que vous parvenez à apercevoir, leurs habitudes ou non, ce qu’ils font à cette heure précise etc… Choisissez des personnages très différents.

 

Exemple. Appartement n°10, quatrième étage, fenêtre de droite. La lumière de la lampe de bureau de Frédéric perce les stores. Je sais que le jeune homme est étudiant en maths sup et qu’il planche sur ses études jusqu’au milieu de la nuit. En ce moment, je le vois se gratter la tête. Ce geste l’aide-t-il à se concentrer et à résoudre les terribles équations du second degré ? Il vient de se lever et revient à son bureau cinq minutes plus tard avec un café. Etc…

 

J’entends des pas dans l’escalier, ma voisine de palier rentre du travail. Elle habite seule avec sa mère, cette dernière guette son arrivée, toujours 19h30 à une minute près …

La table est dressée, le repas est prêt, la télévision allumée, il ne faut pas rater les informations régionales.

En semaine c’est toujours le même rituel : repas, film, douche … et au lit !

 

 

19h30, à l’EHPAD « Les Pivoines », chambre 212, Colette est de retour après le dîner. Elle entre dans sa chambre et se dirige vers la fenêtre. La nuit n’est pas encore tombée et elle veut sans doute profiter un peu de cette vie extérieure dont elle se sent désormais absente. Puis elle regarde sa montre, va s’installer confortablement dans son fauteuil et allume la télévision. Et il en est ainsi chaque soir de l’année pour Colette !

 

Ce soir, il fait beau, les petits voisins prennent l’apéro sur la terrasse en famille. Je les connais bien et, sans vouloir être indiscrète, j’entends leurs conversations et je vois les allées et venues des enfants qui viennent faire le plein de chips et de rondelles de saucisson, avant de filer jouer à « chat » sur la pelouse. Le barbecue fume dans un coin, et n’attend plus que les saucisses et les tomates. J’ai les odeurs, les sons, les images…si j’osais, je m’inviterais bien !

 

 

  • Tirez au sort un papier correspondant à la profession d’un personnage. Imaginez une journée de sa vie : peu importe le lieu, la saison, l’âge du personnages (10 lignes maximum).
  •  

La journée d’un apprenti boulanger

Dimanche matin, 2h30. La nuit a été courte et le réveil est difficile pour Philippe, mais le travail l’attend. Il est apprenti boulanger au fournil du village et prend son travail très à cœur. A peine arrivé, il enfile sa tenue de mitron et va saluer son patron. Puis, il prépare les pesées pour mettre en route le pétrin et il allume le four. La première fournée de baguettes doit être prête pour 5h30, à l’ouverture du magasin. Huit fournées seront nécessaires dans la matinée, pour satisfaire la clientèle, donc, Philippe n’a guère le temps de prendre une pause. A 11 heures, après avoir nettoyé le fournil, il peut enfin rentrer chez lui. Une courte sieste, et hop, il va profiter de cette belle journée pour jouer au foot avec ses copains et veiller un peu, d’autant que demain, lundi, la boulangerie est fermée et ce sera jour de repos.

 

 

La journée d’une comédienne

En ce moment, Rose se lève tous les matins de bonne heure pour rejoindre la troupe aux environs de huit heures, au Kursaal. L’ambiance est effervescente, le spectacle est prévu pour dans moins de deux semaines : autant dire que le metteur en scène est à cran ! Si un comédien a un trou de mémoire, il ne lui fait pas de cadeau, le rappel à l’ordre a lieu devant tout le monde, il lance même en criant : « Et je te paye pour quoi, au juste ! ». Rose est du métier depuis plus de cinq ans, elle le connaît par cœur, Paul. C’est un homme sympathique, bienveillant même, mais lorsque le stress s’installe, il ne contrôle plus sa nervosité. A la pause déjeuner, il redevient calme grâce à la présence de Rose à ses côtés. Son sourire et sa voix douce l’apaisent. L’après-midi, l’ambiance est moins tendue, tout le monde est reparti du bon pied jusqu’à dix-huit heures.

 

Publié dans ATELIER ECRITURE

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