Atelier écriture du jeudi 1er mars 2018

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On se presse autour de Marie-Jo pour découvrir le thème de l'atelier écriture du mois de mars : "La tolérance" annonce t-elle.

Il y a plusieurs sortes de tolérance et après en avoir entendu de nombreuses définitions données par Marie-Jo, les participantes ont une préférence pour : " Attitude de quelqu'un qui admet chez les autres des manières de penser, de vivre, différentes des siennes propres ".

1 - ) Trouver les différents mots issus du découpage du mot "Tolérance" : Tôt, tôle, tollé, Olé, lé, lait, laid, rang, rance, errance, anse, ce, se...

2- ) Choisir trois de ces mots et en faire une phrase :

Phrase 1 : En errance, sortie du rang, je commençais sur la pente dangereuse de ne plus accepter l'autre. Suite au tollé provoqué, je repris vite le chemin de la tolérance.

Phrase 2 : Il n'accepte pas le tollé provoqué par son errance et tôt dans la journée il hèle ses proches avec un olé non toléré par son entourage tant il est empreint d'indifférence.

Phrase 3 : Il fait froid… La neige est bien là en ce début de mars. Un pauvre homme vient de sortir de tôle, il est bien laid, porteur du poids de sa souffrance morale. Il commence une longue errance sans but.

Phrase 4 : Accepter le laid et les personnes de tout rang permettrait d’obtenir un taux de tolérance infini.

3 - ) Trouver des synonymes au mot "tolérance" : Acceptation et ouverture d'esprit semblent convenir au groupe parmi les nombreux synonymes proposés. La réflexion va bon train.

4 - ) Trouver des contraires au mot "tolérance" : intolérance, étroitesse d'esprit, fanatisme, sectarisme, censure...

5 - ) Faire des phrases commence par si la tolérance était : une forme, une musique, une lumière, une couleur, un élément, une fleur, animal, ce serait....

Texte 1 : Si tu étais une forme, tu serais un cercle qui estompe les angles. Si tu étais une musique, tu serais un air de Tango avec tes entrechats plus ou moins coquins. Si tu étais une lumière, tu serais le flash de mon appareil photo qui accepte toutes les images. Si tu étais une couleur, tu serais le "parme" du matin levant acceptant toutes les formes de climat à venir, vent, tempêtes, ondées... Si tu étais un élément, tu serais l'eau. Si tu étais un animal, tu serais un chien attachant et fidèle.

Texte 2 : Si c’était une forme, la tolérance serait un cercle. On en ferait le tour, en rencontrant des individus différents ; on se croiserait, on se saluerait, mais on ne se jugerait pas. Si c’était une musique, la tolérance serait le boléro de Ravel. La vie passe, la terre tourne ; les gens se tuent et s’entre-tuent, mais au bout du compte, seule la terre se renouvelle à l’infini. Si c’était une lumière, la tolérance serait la première lueur de l’aube, la candeur du réveil. Les rancœurs sont apaisées- chacun écoute l’autre et vis versa. Si c’était une couleur, la tolérance serait bleue, un bleu qui apaise (comme les eaux des océans qui se brassent à l’infini). Si c’était un élément, la tolérance serait l’eau qui file de sa source à son embouchure, sans se soucier des obstacles sur sa route. Si c’était une fleur, la tolérance serait une fleur de pissenlit qui pousse dans n’importe quelle terre et qui se reproduit en faisant voler ses graines vers les autres, quels qu’ils soient. Si c’était un animal, la tolérance serait un Bamby dans la clairière qui nous regarde de ses yeux de velours, étonné.

Texte 3 : Si c'était une forme, la tolérance serait un dodécagone aux multiples côtés qui s'infiltrerait partout pour que le monde soit plus beau. Si c'était une musique, la tolérance serait une berceuse qui endormirait tout intolérant prêt à agir. Si c'était une lumière, la tolérance serait une lueur qui éclairerait le cœur des intolérants vivant dans la nuit. Si c’était une couleur, la tolérance serait un jaune orangé qui ferait chaud au cœur de chaque être vivant. Si c'était un élément, la tolérance serait l'eau qui s'écoule et apporte la vie. Si c’était une fleur, la tolérance serait un œillet de poète qui même coupé, vit très longtemps. Si c’était un animal, la tolérance serait un écureuil qui file, qui saute, que l'on ne peut jamais attraper, car la tolérance est toujours difficile à capturer et surtout à conserver.

Texte 4 : Si c’était une forme, la tolérance serait un rond car il n’a pas d’aspérité ni de rugosité. Si c’était une musique, la tolérance serait un boléro qui nous bercerait dans une infinie tendresse. Si c’était une lumière, la tolérance serait tamisée laissant deviner toutes les pensées du monde. Si c’était une couleur, la tolérance serait le blanc, dans toute son immensité et dans toute sa pureté. Si c’était un élément, la tolérance serait un atome avec sa rondeur et ses longs bras qui se tendent vers l’autre. Si c’était une fleur, la tolérance serait le lys, symbole de pureté qui s’épanouit avec ses grands pétales blancs. Si c’était un animal, ce serait l’âne qui accepte tout et n’est pas si bête qu’on le croit communément.

6 - ) Parmi les citations proposées, en choisir une et écrire un petit texte.

Texte 1 : "La Tolérance est la vertu du faible" Le Marquis de Sade : Dans cette famille de trois enfants, trois garçons, une famille recomposée, oh combien difficile à gérer ! John passe tout à son fils, ses incartades, ses mauvaises notes, ses colères. Aveuglé par l'amour qu'il ressent et par la culpabilité de lui offrir une famille qui n'est pas vraiment la sienne, une famille où Enzo ne se reconnait pas vraiment, John lui achète tout et n'importe quoi, lui pardonne tout, tolère tout au point d'en devenir ridicule. Faible devant l'inacceptable, son autorité est inexistante et son attitude transmet à l'enfant un pouvoir démesuré qui renvoie à son père une image d'enfant gâté, intolérable, incompréhensive, qui fait dire à son entourage que la "tolérance est la vertu du faible".

Texte 2 : "Tolérez mon intolérance" Jules Renard  Elle régentait sa maison comme un général dirigeait son armée. Elle avait un droit sur tout, elle avait toujours une critique, une remarque désagréable à la bouche. Grand-mère autoritaire, elle n'acceptait aucune rébellion de la part des membres de sa famille. Sa belle-fille en souffrait,  ne s'en ouvrait pas à son conjoint qui avait beaucoup de peine de ne pouvoir quitter le domicile de sa mère par manque d'argent. Les petits-enfants enviaient leurs copains qui parlaient de leurs mamys-gâteaux. Quant au grand-père, la seule solution fut de fuir au cours de la guerre et de disparaître aux yeux de sa famille, abandonnant ses enfants et ses futurs petits-enfants, pour être libre. Au cœur du domaine où la régente dominait et menait son monde à la baguette, seule la fille aînée prenait quelque fois la parole et se rebellait contre sa mère : "Mère ! pourriez-vous une fois écoutez ma requête, écoutez les idées des autres, essayez ne serait-ce qu'une fois, s'il vous plaît !" La mère répondait en déclamant, comme sur un scène de théâtre antique : "Ma fille, tolérez mon intolérance !" A cette citation, maintes et maintes entendues à table, chacun, piquait du nez dans son assiette, maugréant après ce maudit Jules Renard !

7 - ) Tolérance, ma compagne de voyage. Racontez votre vécu et votre réaction lors d'un voyage.

Texte 1 : Les coutumes de vie diffèrent d’un pays à l’autre et même parfois d’une région à l’autre. Sans aller bien loin, en Italie, pays proche du notre géographiquement et culturellement, les habitudes me surprennent parfois. Les traditions alimentaires sont très différentes des nôtres. Sans aborder les pâtes quotidiennes, le repas de Noël m’a surprise. Début 18H30 : des petites pizzas. Bon, ça on connaît, ce sont des amuse-bouches. Puis arrivent les pâtes aux «vongole» (palourdes), et je m’interroge. Des pâtes pour le repas de Noël ? Bizarre. Ensuite de l’anguille. Quelle horreur ! Et un agneau entier découpé en morceaux cuits au four mais on ne sait pas quel morceau on mange quand il est dans notre assiette. Moi, dans l’agneau, je n’aime que le gigot et les côtelettes dans le filet. Serais-je snobe? Cet agneau est servi avec un accompagnement de légume vert au goût abominable, d’une amertume incroyable, les brocoletti. Je ne connais pas l’équivalent en France mais la première fois que j’ai voulu goûter, je n’ai eu qu’une seule pensée : C’est du poison. Je n’ai jamais voulu faire d’autres tentatives. J’attends le dessert. Tout le monde se réjouit. Et voilà qu’arrive un «panettone » ! Pour moi, c’est comme une brioche, cela se sert au petit déjeuner. Ce n’est pas un dessert.Et que dire du repas du 31 décembre où après les pâtes traditionnelles il est nécessaire de manger des saucisses aux lentilles. Il paraît que cela nous apportera la richesse pour toute l’année. Je crois que je préfère rester pauvre!

Et je n’ai abordé que les habitudes alimentaires mais bien des choses sont très différentes de nos façons de vivre, par exemple le rapport aux personnes âgées et bien d’autres encore.Mais j’accepte ces habitudes bien qu’elles me fassent sourire. La tolérance est un objectif que je tente d’atteindre.

Publié dans ATELIER ECRITURE

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