Atelier écriture du 7 février 2019
Pour l'atelier de février 2019, Diane avait choisi : Les couleurs.
1 - ) Quelles sont les trois couleurs primaires ? : Rouge, bleu, jaune.
Il suffit de ces trois couleurs fondamentales (qui ne peuvent être obtenues par le mélange d’autres couleurs) pour obtenir toutes les couleurs possibles.
2 - ) Quelles sont les couleurs de l’arc-en-ciel ? Rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet. Isaac Newton a vu 6 couleurs dans le prisme de décomposition de la lumière de l’arc-en-ciel. Le 7 ayant un statut particulier dans beaucoup de cultures : 7 jours de la semaine, 7 péchés capitaux, 7 nains, chandelier à 7 branches. Il a donc rajouté une septième couleur à l’arc-en-ciel : l’indigo.
3 - ) Écrire quelques lignes commençant par une couleur suivi de comme (ex. : rouge comme une pivoine)
Texte 1 :
Jaune comme le soleil
Jaune comme la flamme de la bougie de ton anniversaire
Jaune comme les blés en juillet
Jaune comme la voiture du facteur
Jaune comme celui qui ne rit pas vraiment
Texte 2 :
Bleu comme les yeux d’Isis
Bleu comme le ciel un jour de beau temps
Bleu comme le manteau de la Vierge
Bleu comme l’immensité de l’océan
4 - ) Composer un menu unicolore
Texte 1 :
Salade de carottes
Haddock fumé accompagné de gratin de potiron
Vieille mimolette
Tarte à l'orange
Texte 2 :
Radis au beurre
Betterave
Rôti de bœuf mi cuit
Salade de fruits des bois : cerises fraises et framboises
Belle mimolette
5 - ) Écrire un petit poème sur une couleur, chaque vers se termine par les deux dernières lettres de la couleur, utiliser une voyelle différente à chaque vers avant les deux dernières lettres ou le son « an », « in », « on »…
Texte 1:
Il a baissé les yeux, très gêné par cet orage,
Son visage changea de couleur, passant du liège
A celle de la tomate sur sa tige.
Il avait bien sûr revêtu sa toge
Puis il partit faire de la luge
(Couleur : rouge)
Texte 2 :
Caché dans la poche, il était tout petit et rond
L’enfant faisait le fanfaron
Quand son père rentrerait du coron
Tous les deux, ils iront
Fiers comme des Indiens Hurons
Par les chemins ils rentreront
L’enfant tenait toujours en sa main : le marron marron
(Couleur : marron)
Texte 3 :
Dans la neige
Rien ne bouge
Dans la pente avec ma luge
Je glisse et m'envole comme un ange
Dans un ciel sans nuage
Mais quand tout se désagrège
Avec la pluie, je deviens : beige
(Couleur : beige
6 - ) Évoquer ou imaginer un souvenir, faire ressurgir ce souvenir avec une couleur.
Texte 1 : La soirée était froide et étincelait des lumières des maisons voisines qui éclairaient le ciel. Brusquement, un drôle de véhicule approcha et ses phares m’ont éblouie. Il s’arrêta, un énorme homme, tout de rouge vêtu en sortit.
Est-ce le Père Noël?
Très en colère, je lui dis : « Vas t-en, je ne veux pas te voir. Je suis une petite fille qui ne croit pas en toi et je déteste ta couleur et ta barbe. »
Il s’en alla et plus jamais ne revint dans ma maison.
Texte 2 : Dans l’autobus bondé, les usagers aux multiples couleurs étaient tassés. Comme chaque soir, chacun épuisé par sa journée, évoquait des souvenirs pour oublier ces instants ou serrés comme des sardines, ils attendaient l’arrêt qui leur rendrait leur liberté. Je les regardais et je voyageais dans leur tête, j’imaginais leurs souvenirs : ils étaient en vacances, en voyage, en famille, au repos. Soudain, un coup de frein violent : les corps se couchent les uns sur les autres. Mon voisin me broie le pied, il pèse cent kilos. Ecarlate, rouge de colère, je fulmine. Il ne s’excuse pas et ne se presse pas retirer sa masse de mon pied si menu. Je crie, je trépigne de mon pied libre, de rouge, je passe à vermillon. Il daigne me libérer : mon bottillon de daim brodé est saccagé : Je hurle, je l’insulte. Il me regarde sans la moindre gêne et me dit : « Le rouge vous va à ravir, vous devriez vous mettre en colère plus souvent ! »
Texte 3 : Je me suis réveillée en pleine nuit. Tout était noir. Et il m'a fallu marcher dans le couloir de ce vieux manoir. Les parquets craquaient ; j'imaginais une présence derrière moi et j'étais partager entre courir et fuir ou rester immobile, tapie dans l'obscurité. Heureusement tout au bout, d'une petite veilleuse vacillait une faible lueur qui me tranquillisa quelque peu, mais qui, en même temps projetait des ombres effrayantes sur les murs. J'étais tétanisée, sans voix.
Heureusement ma mère, toujours bienveillante, ayant entendu du bruit, est venue me délivrer de ce cauchemar vivant.
Texte 4 : Le long de la route grise bordée par une forêt de sapins verts et noirs, il me souvient de la grande peur que, petite, je ressentais face à ces sorciers austères et sombres : je baissais les yeux et ne regardait que le ruban gris de la route pour aller jusque chez ma grand-mère !
Comme il me semblait long ce chemin et que de fois, j'ai craint d'être transformée en grenouille, chouette ou animal lié à la sorcellerie.
Le vert, couleur de l'espérance ? Peut-être, mais le Vert Sapin était pour moi la couleur de l'angoisse et de la peur ....
Texte 5 : Joie couleur du feu
Tristesse grise (comme le mur de la prison)
Colère rouge (par manque d’air)
Peur bleue (de la fin du crépuscule)
Sérénité bleue (comme les rêves)
Tendresse rose (comme la peau d’une mère
Petite, j’adorais jouer avec mon frère aux trappeurs. Nous construisions des cabanes partout, aussi bien dehors que dans la maison. Line Renaud y était elle pour quelque chose avec sa cabane au canada !
A nous les bâtons, les couvertures et autres objets de première utilité.
Un soir d’hiver, gris et sombre, nous étions dans le séjour bien installés sur la traverse du pétrin servant de base à la table. A vrai dire, nous n’étions très pas grands puisque nous tenions assis sans problème , a cet endroit. Différents objets nous accompagnaient, dont, ce qui n’était pas vraiment autorisé, la veste e lapin fauve de notre mère. Toutes les couleurs étaient en harmonie de marron, du clair au plus foncé du bois de chêne du pétrin.
Avec délices, nous nous roulions dans cette veste si douce, portant un mélange d’odeur de poil de lapin et du parfum de notre mère. Jusqu’au moment ou le pot aux roses fut dévoilé. Fini la cabane, la fourrure si douce et la séance de jeu. Nous en étions tous les deux marrons !
Texte 6 :
C'était l'heure de la journée, celle du jaune. Grand-père était assis à la table de la cuisine épluchant une rouge pomme. En me voyant arriver, de sa voix rose il me dit : "ouvre le placard." Il en sortit une douce lumière blanche... Celle du sourire du poupon bleu qui me tendait les bras !
7 - ) Commencer un texte par « si j’étais (une couleur) » et poursuivre pour donner du bonheur, de l’espoir, du réconfort, du plaisir, pour améliorer la vie d’autrui.
Texte 1 : Avec le bleu, je pourrais enlacer un enfant qui pleure lorsqu’il a peur. Je pourrais consoler l’amoureux abandonné par sa dulcinée. Je pourrais veiller auprès de la personne âgée qui se morfond dans sa solitude. Car avec le bleu, tout est possible. Tout devient serein et merveilleux et les chagrins disparaissent pour très longtemps.
Texte 2 : Si j’étais le rose fuchsia, j’illuminerais les rebords des fenêtres de cette maison grise et triste comme sa propriétaire en remplissant de fleurs ses jardinières vides. Profitant de la fenêtre ouverte, je me glisserais à l’intérieur, j’ornerai de coussins rose fuchsia le canapé sombre et usagé du salon. A la cuisine, je décorerais les assiettes et les bols pour égayer les repas. Dans la chambre, je transformerai ces draps bis et rêches en un champ de fuchsia aux jolies corolles et je pourrais entendre alors la propriétaire s’écrier: « Que j’aime cette maison si gaie et que ce rose est joli ! »
Texte 3 : Si j'étais vert, je serais un petit bourgeon qui annonce le printemps et réveille toutes les énergies. J'applaudirais la joie des enfants gambadant dans la prairie et susciterais le bien-être des parents appréciant les premiers rayons de soleil.
Texte 4 : Si j’étais jaune, je transformerais tous les enfants de la Maternelle en Soleil ! Et, comme le soleil n'est pas que jaune ou or, j'aurais des soleils de toutes les couleurs : rose le matin, un peu bleui par la faim à onze heure, à midi : rouge écarlate comme une tomate, à deux heures : un peu de vert pour faire une sieste sereine et à dix huit heures, au coucher du soleil, la classe serait un merveilleux arc-en-ciel !
Texte 5 : Je me verrais bleu comme la mer, un jour de vacances d’été. J’aurais emmené mes 3 petits, pour une ballade en bateau avec le pécheur du village, ils en avaient tellement envie ! Tout serait bleu : l’eau, les poissons, les volets des maisons du bord de mer le ciel, et leur yeux brilleraient de bonheur. ,
Texte 6 : Si j'étais jaune, je réchaufferais de mes rayons le cœur de tous ceux que je croiserais !