Atelier écriture du jeudi 4 avril 2019
Josette animait l'atelier écriture d'avril 2019 :
1 - ) Vous êtes dans une situation de détresse : décrivez votre état psychique et le ou les moyens utilisés pour vous sortir de cette situation délicate :
Texte 1 : Je rentre de courses. En ouvrant la porte de la maison… Une inondation ! Le lave-linge a rendu l’âme ; il y a bien 20 centimètres d’eau au rez-de-chaussée. Par quoi commencer ? Me voilà fort démunie ! Pas de panique !
D’abord disjoncter. Je n’ai pas envie de finir comme Claude François !
Ensuite agir au plus pressé ; Le seau l’éponge et la serpillière. Non, ce n’est pas le plus efficace ! Josette vient de m’apporter un blob bien actif : sa structure en éponge devrait faire l’affaire… puisqu’il se régénère après division… Je vais le découper en petits morceaux. Miracle, ça marche ! Les petits blobs pompent l’eau, il y en presque plus. Mais, après l’eau, comment vais-je me débarrasser de tous ces parasites ?
Un vieux sac à patates fera l’affaire je ramasse, je mets dans le sac, je recommence et encore et encore. Bientôt il n’y a plus d’eau ni de blobs sur le sol
Le sac dégoulinant est maintenant jeté dehors. Quand tout aura séché, il sera incinéré.
Texte 2 : Rendez-vous à 16 h pour un emploi d’Hôtesse de l’air.
Devant le miroir je m’inspecte, il faut penser à tout : un chignon serré sur la nuque, sans aucun cheveu qui dépasse, le visage maquillé mais pas trop, un tailleur strict avec jupe droite et veste cintrée, des escarpins à talons pas trop hauts, non pas les superbes Louboutin qui me font de l’œil ! « Allez, prends-nous, juste pour le trajet, tu nous mettras dans ton sac avant le rendez-vous ! ». Je les ignore, ils me font la tête et la prochaine fois que je les porterai me blesseront les pieds, je les connais ! Tout est ordre, je sais par cœur ce que je dois dire pour me présenter. Le CV et la lettre de motivation sont dans le sac à main. Deux heures d’avance pour un trajet de vingt minutes, je suis vraiment dans les temps. Le métro est à l’heure, pas trop bondé. A la première station, deux classes de collégiens turbulents accompagnés de leurs enseignants montent. Ils se bousculent et me bousculent : « Attention à mon chignon ! » Ai-je envie de cirer ! C’est décidé, je descends à la prochaine station pour prendre le métro suivant. Sur le quai, j’attends lorsqu’au bout de quelques minutes, une annonce résonne sous la voute : « Colis suspect signalé sur la voie, prochaine rame entre une à deux heures, nous vous prions de nous excuser de la gêne momentanément occasionnée » Tu parles ! Je grimpe en courant l’escalier de sortie du métro, je vais reprendre une autre ligne avec changement pour atteindre Roissy. Les épingles commencent à tomber et je sens mes cheveux descendre en cascade sur mes épaules. A l’air libre je réfléchis, j’abandonne le métro et j’opte pour le taxi. Je hèle une voiture qui s’arrête, je m’engouffre et tente de refermer brusquement la porte qui est bloqué par mon talon. Enfin me voilà installée, je refais mon chignon, sans miroir. Mon sac est tombé sur le sol du taxi, je le ramasse, secoue la poussière, je jette un coup d’œil, le CV et la lettre de motivation sont à leur place. Les embouteillages nous ralentissent et le taxi me dépose devant le hall d’entrée du personnel de l’aéroport à 16 heures précises. Je règle la course et je pique un sprint, je pousse la porte et ne la retiens pas, elle vient claquer au nez d’un monsieur bien élégant qui ronchonne, je me retourne mais ne m’excuse pas. Une secrétaire me fait attendre quelques minutes avant de me faire entrer dans un bureau directorial derrière lequel trône, évidemment le monsieur que je viens d’ignorer et avec qui j’ai omis toute marque de politesse. Aucune rougeur ne vient colorer mes joues, je joue au contraire de mon plus beau sourire, je cligne des yeux plusieurs fois, intérieurement je respire fort et j’imagine que tout est fichu mais je n’ai plus à perdre. L’entretien se passe très bien et je suis embauchée. Je fus prise d’une envie de rire lorsque je lus sur le compte-rendu de l’entretien : « élément posé, non stressé, semble capable de faire face à n’importe quelle situation » !
2 - ) Vous êtes prisonnier. Ecrire à votre famille. Ne pas utiliser des lettres avec jambes ou dépassement au-dessus de l'interligne, la lettre « z » est tolérée.
Texte 1 : Ma Mère, ses sœurs, cari amici.
Venez, venez sauver ma vie ainsi soumise aux mains assassines.
Texte 2 : Évacuer ce mécanisme amer anime mes avancées. Rire mène aux rêves. Sois avec moi. Merci, avec Amour.
Texte 3 : Anne, mon amour, un camion m’a renversé sur une rue crasseuse. Vois si Manu a un acacia ou un axe car ma vue va s’évanouir comme moi. Ma vie se sauve. Un ours arrive avec son nez énorme. Au secours
Texte 4 : Cousin, cousine,
Mon service me surmène, vous rêverez un soir avec caresses, amour, à moi, si crasseux au coin noir incarcéré.
Texte 5 : Avec vous même assis ici : cour un- numéro six , venez avec vin, encre, sucre, saucisson, conserve, ananas mais aussi sourire et cœur amoureux, mimis à vous et vive avenir avec vous
Texte 6 : Une cave. Un vrac noir. Rien à voir. Rien ne sonne en mon cœur. Aucun rire, aucun son.
Maintenant un cri, énorme: « au secours ! Venez ! »
Sûr, Zorro va venir. Mais non ça n'a aucun sens !
Mon mari ! Ici, viens me sauver.
MERCI
3 - ) A l'image des "Blobs", il existe, à l'heure actuelle, un phénomène de propagation de l'information et des rumeurs, comment apprécions-nous, chacun, chacune, cette évolution
Texte 1 : Nous connaissons ces expressions "faire le buz", l'audimat, les blogs et bien d'autres en qui en disent long, tellement long…… mais pas toujours crédibles.
A chacun sa vérité. Cela dit, qu'elles sont les réalités, les vérités, vraies et sincères ?… Ce ressenti qui propulse une phrase ou deux juste ou non. Ces phrases sont-elles des rumeurs dont tant de gens se délectent ?… N'ont-elles qu'un seul but : palabrer augmenter le chiffre d'affaire des médias ?… Ne dit-on pas le "malheur des uns fait le bonheur des autres" ?
Texte 2 : A " Tu m'as dit, on m'a dit, ils ont dit, il a fait, elle n'a pas fait, tu as vu ? Avez-vous entendu ?
- Bla, bla, bla, blob, blob, blob...
- Mais que se passe-t-il ? Qu'entends-je, que vois-je ? ! ... Et bien je ne sais pas finalement ! ... "
B "La radio en voiture, la télé à la maison ; toute la journée j'ai entendu les mêmes mots et vu les mêmes images. J'en ai plein la tête ! "
Plein la tête ? Oui mais d'infos toujours pareilles, mixées à toutes les sauces. STOP !!
Je mets de la musique et là il y a beaucoup de notes mais quel enchantement !
Texte 3 : L'information doit se diffuser, sinon c'est une tombe et les mystères s'épaississent. Une information doit être vraie, pour cela les réseaux internet permettent de modifier une i affirmation pour la préciser.
La rumeur se nourrit de l'obscurité où chacun git. Elle est alors l'objet des fantasmes les plus fous. Chacun cherche à imaginer le pire pour accuser son voisin.
En fait, la question est celle du rapport à l'autre. Hormis les actes criminels ou délictueux, on n'a pas à juger l'autre. Quand effectivement, il s'est passé quelque chose de simple, le plus sûr est de pardonner.
Restons vigilants à nous-mêmes, et peu à peu, le monde changera.
Texte 4 : A mes oreilles
Arrive l'info
Sans pareil
Mais c'est trop !
Est-ce une rumeur
Qui fait peur
Tel un blob
Elle s'étend
Mais c'est un flop
Vraiment !
Ce soir
Je ne sais que croire
Je ne sais qui croire.