L'atelier écriture du mois de décembre 2019

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Séance du jeudi 5 Décembre 2019, animée par Radegonde. Thème : « DES MOTS DANS TOUS LES SENS »

1 - ) Chercher des mots ou groupes de mots que l’on entend de la même façon mais qui ne veulent pas dire la même chose. Ex. : L’école, les cols, les colles

L’étage, laitage ; l’attente, la tante, la tente ; l’étang, les temps : un chevalet, un cheval laid ; l’avenue, la venue ; l’éveil, les veilles ; l’aronde, la ronde ; les chevaux, l’écheveau ; Charles attend, charlatan ; en train, entrain ; éléphant, et les faons ; les poux, l’époux ; étagère, dans quel état j’erre ; il arrive, la rive ; j’arrose, le jars ose ; Jean Aymard, j’en ai marre ; des places, il déplace ; l’écuyère, les cuillères ; les trier, l’étrier ; émoi, et moi ; les corps sages, les corsages, l’écorçage ; en T, hanté ; chocolaté, chocolat-thé…

2 - ) Faire des phrases en utilisant un maximum de mots de l’exercice précédent :

Texte 1 : Je suis dans l’attente de planter la tente.

Après les veilles, l’éveil est difficile.

Un cheval laid renverse le chevalet.

Charles attend son voisin, un vrai charlatan.

L’époux de Marie lui cherche les poux dans la tête.

Et moi devant tout cela je suis en émoi.

L’entrain de cette folle soirée nous a amené, la nuit venue, en train.

Le laitage que j’ai bu ce matin m’a obligé à descendre jusqu’à l’étage inférieur pour vomir.

L’Avenue des Champs Élysées n’attendait qu’une chose: la venue du Président de la République.

L’écuyère a chuté et elle était ensuite à ramasser avec les cuillères.

Les corsages de Thérèse ont enveloppé bien des corps sages.

L’AG de la bibliothèque a révoqué les membres âgés.

Les cols des enfants étaient déchirés et on les a réparés avec des colles, avant que les colles tombent pour le mercredi suivant.

 

Texte 2 : La mère veille sur sa merveille.

Des paysans très dépaysants sont là.

Les livres et vous, livrez-vous !

Avec volupté je respire les volutes de thé.

 

Texte 3 : A l’étage je bois du laitage chocolaté, chocolat, thé.

Les cols des uniformes habillent le cou des fillettes de l’école.

La venue, sur l’avenue de l’aronde, défait la ronde enfantine.

Charles attend son passage auprès du charlatan

 

Texte 4 : La venue, sur l’avenue de l’écuyère tenant les cuillères, les pieds calés dans l’étrier après avoir étrillé son cheval lait, qu’elle avait dessiné sur son chevalet, dérange les poux, attrapés à l’école, qui se collent sur les cols de l’époux. Pour le goûter, l’attente de la tante dans sa tente fut longue car à l’étage, le laitage était encore sur le feu. Les veilles de la mère qui veille sur sa merveille, retarde l’éveil du père âgé sur la rive quand arrive l’heure de l’A.G.  Les trains entrain de quitter la gare sont bloqués sur les voies, par la Reine des Neiges qui déneige en criant à pleine voix.

2 - ) «  Lorsque nous mettons des mots sur nos maux, les dits maux deviennent les mots dits et cessent d’être maudits. »    Guy CORNEAU

Faire des phrases en utilisant des mots qui se ressemblent, des synonymes :

Texte 1 : Alors, sous les ors de la République, le Président a dit « Hors de chez moi. » or ce n’est pas chez lui, il est logé par la nation !  

Il était une fois, dans la ville de Foix, un homme qui mangeait du foie . Il dit ma foi, c’est la dernière fois que je mange du foie dans la ville de Foix.

J’ai le dessein de faire un dessin des seins de cette fille.

Un loir est assoupi au bord de la Loire.

Il a l’art de découper le lard en fines tranches.

Ce parfum capiteux m’entête, aussi je ne sais plus ce que j’avais en tête

Le chat essaie de passer par le chas de l’aiguille, mais les gardes du Shah l’en empêchent.

 

Texte 2 : Sur l’étang, les temps changent et le brouillard étend son ombre sombre. Pierre, jeune précieux,  fait signe aux cygnes qui s’envolent pendant que les pies volent une pierre précieuse. Les corps des oies aux plumes duvetées se déplacent lourdement sur la rive pendant qu’il arrive sur des places publiques en ayant mal à ses cors aux pieds. Pierre se soulage en regardant l’exposition de Soulage.

Texte 3 : A PARIS j’ai fait un PARI mais je n’ai PAS RI !

L’artiste POSE pour la photo avant de faire une PAUSE.   

LORS de leur expédition, ils ont trouvé de L’OR.

Dans le PORT d’Amsterdam les PORCS se sont enfuis.

Ma FAIM est arrivée alors que le repas composé de mets FINS touchait à sa FIN.

Pour ETRE un ETRE vivant il faut ETRE né.

J’INSPIRE et la musique m’INSPIRE de jolies paroles.

 

Texte 4 : Je me pose sur mon canapé afin d’écouter ce morceau de musique où les pauses sont multiples. Je lis un livre passionnant, allongée sur mon lit auprès des lys qui sont sur la table de nuit.

La mare où pataugent les canards me repose et je me marre en regardant les amarres des bateaux. Toutefois, j’en ai marre d’être toujours au même endroit et je vais rentrer chez moi pour surveiller les marrons qui cuisent.

Oh, la vache! Il a posé les pieds dans une bouse de vache et son sac en cuir de vache est tout sale.

 

3 - ) Que voudriez-vous avoir comme don qui n’appartient qu’à la nature ?

Texte 1 : Le don du vent.

Si j’avais ce don, je soufflerais sur les nuages les jours  où ils nous cachent le soleil et ainsi je réchaufferais le cœur de chacun. Je m’envolerais sur les ailes des moulins pour une ronde sans fin. Je serais le complice des éoliennes avec qui je fabriquerais la fée électricité. Je chanterais une mélodie pour endormir les enfants. Je naviguerais sur la mer pour accompagner les voiliers.

Texte 2 : La nature est bien faite, les insectes sont fascinants. J’aurais aimé être un ver à soie, qui passe par des métamorphoses naturellement pour terminer en papillon.

J’ai évoluée au cours de ma vie et jamais je n’ai eu des ailes qui me permettent de survoler les paysages. Je n’ai jamais, non plus, eu un cocon de soie pour m’emmitoufler bien douillettement.

Seulement chaque chose a son revers et, la vie de papillon est bien courte ! Et il a une vraie chance s’il ne termine pas ébouillanté pour que l’on puisse récupérer sa soie, avant qu’il ne soit papillon !

Texte 3 : Je souhaiterais être comme l’orage qui fait briller les éclairs et gronder le tonnerre. Je terroriserais alors certaines personnes et je choisirais celles à qui je ferais peur: celles que je n’aime pas ou qui font du mal autour d’elles. En revanche, j’illuminerais de mille lumières toutes les choses et personnes qui me plaisent. Elles luiraient, rayonneraient et pourraient alors avoir un pouvoir immense. Quand je serais en colère, je gronderais si fort que les murs trembleraient et les objets laids se fracasseraient à terre.

Après mon passage, un superbe arc en ciel se formerait afin que l’on se souvienne de moi.

Texte 4 : Le parfum : Dans un somptueux jardin botanique, je serais une rose aux pétales d’un beau rouge sombre, aux reflets irisés et brillants sous le soleil. Je me balancerais au gré des brises légères, mon parfum capiteux arrêterait les promeneurs et sous leurs yeux et regards extasiés, leurs narines en émoi humant cette fragrance incomparable, je serais fière. Les commentaires iraient bon train, même s’ils sont venus à pied ! La plus belle, la plus parfumée, le parfum le plus divin, les pétales les plus veloutés, le couleur la plus soutenue ! Pas assez de nom, de qualificatif pour une telle beauté. Les jours se suivent et l’admiration est à son comble. Tiens, les vents deviennent plus violents, un ou deux pétales tombent ! Mais que m’arrive t-il ? Il ne me reste plus qu’un petit cœur tout rabougri ! C’est affreux, c’est déjà fini ! Ouf ! Je ne suis pas une rose, je ne suis pas parfumée, mes pétales ne sont que de simples vêtements mais mon cœur n’est ni petit, ni rabougri mais immense et plein d’amour et ma vie sera plus longue qu’une saison de rose !

4 - ) « J’aimerais bien apprendre au monde une chanson jolie, que tous les hommes chanteraient en parfaite harmonie »   Les Compagnons de la Chanson

Texte 1 : Si je devais changer le monde, je prendrais une mappemonde et la ferais tourner pour effacer les murailles crées par l’homme, et qui cloisonnent les populations de la terre. Je prendrais de la poudre magique pour fertiliser les déserts qui grandissent tous les jours un peu plus. Tous auraient la possibilité de manger à sa faim.

Je balaierais d’une grande bourrasque, la terre de la pollution qui l’étouffe, celle-ci serait absorbée par les trous noirs de l’univers, je stopperais la fonte des calottes glacières pour la survie des espèces en danger, et par conséquence, éviterais la montée du niveau des océans et le déplacement des populations riveraines.

Texte 2 : Je te prends la main petit enfant et je te conduis avec bienveillance sur le chemin de ta vie.

Tu as grandi et tu sais sourire et donner le sourire à ceux pour qui c’est difficile.

Ton couple a des hauts et des bas mais tu prends le temps du dialogue pour qu’à deux vous chantiez encore.

Sur la dernière route on te prend par la main pour t’aider à traverser le passage.

Texte 3 : Changer le monde pour plus d’égalité

Parmi les hommes de tous les pays

Et que la paix devienne réalité

Ne croyez- vous pas que c’est une utopie?

Le rêve nous permet de vivre avec la vérité

D’un monde injuste et qui va de mal en pis

Une baguette magique ne fera qu’atténuer

Le mal que l’homme fait autour de lui.

Rêvons, rêvons, si cela permet de supporter

Un peu mieux le déroulement de la vie

Mais il faudrait beaucoup de choses changer

Pour pouvoir être dans l’euphorie

Texte 4 :Tous les hommes  

En somme

En font des tonnes

Mais en réalité

Ils ont oublié

Le principal en vérité

L’amour, l’amour

Toujours

 

La mère et son nouveau-né

Le jeune homme et sa fiancée

Le mari et son épousée

L’enfant et sa poupée

Tout donné, tout donné

L’amour, l’amour

Toujours

 

Le voisin que l’on va aider

L’ouvrier que l’on a sollicité

Ne pas oublier

De lui donner

Des sourires pour sa journée

L’enfant qu’il faut consoler

L’adolescent qu’il faut encourager

Aider, aider

L’amour, l’amour

Toujours

 

Le malade, le mourant

Qui a pour l’instant

Sollicité un moment

Le pauvre, l’oublié,

Qu’il faut entourer

Entourer, entourer,

L’amour, l’amour

Toujours

Publié dans ATELIER ECRITURE

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