JOUONS AVEC LES MOTS
La 1ère séance de « jouons avec les mots » a eu lieu lundi 11 octobre de 14h à 15h30 dans une ambiance très conviviale.
C’est un rendez-vous qui se tiendra une fois par mois au cours duquel chaque participant (e) posera quelques mots sur le papier à partir de photos, jeux, musiques, extraits de textes, etc … La prochaine séance aura lieu le lundi 8 novembre 2021 à la bibliothèque
Nous avons utilisé le jeu de société « Qui est-ce ? »
/image%2F0495119%2F20211015%2Fob_77efa9_jeu-2.jpg)
- Choisissez un personnage et faites-le deviner au groupe sans le nommer en quelques lignes. Il est possible d’imaginer qu’il ressemble à un proche ou non, qu’on l’ait rencontré sur son lieu de travail, dans un magasin etc…
- Composez quelques lignes en utilisant la formule « j’aime / je n’aime pas » à propos d’un trait physique ou bien du chapeau … de tel ou tel personnage.
- Racontez une petite histoire qui laisse place à la créativité en utilisant « je ». Le personnage principal pourra parler d’un événement vécu ou non, inutile de le préciser.
/image%2F0495119%2F20211015%2Fob_faaaf0_plume.png)
Quelques textes écrits par les participantes
Sujet 1 :
Personnage choisi : Paul
Cet homme aux cheveux blancs, à l’air coincé, pincé, sévère, au regard fixe et autoritaire, un tantinet moqueur, me glace. Son prénom m’annonce bien un prénom d’homme. Je l’aurais plutôt vu femme car ses traits sont fins et féminins. Je le verrais bien instituteur autoritaire, dominateur, buté dans ses pensées et sa pédagogie. Je n’ai jamais eu d’instituteur de ce genre, je n’ai eu que des enseignantes à l’école primaire. Vraiment, je le regarde comme étant une femme tenant une baguette pour taper sur les doigts des élèves en difficulté.
Elle serait habillée d’une robe noire dressée sur talons hauts et avec sa voix fluette et perçante elle me mitraillerait de son regard cinglant. Ce serait bien dans un cauchemar d’écolière que je verrais ce personnage peu sympathique.
Une petite leçon d’humilité ne lui ferait pas de mal.
Personnage choisi : Paul
Lorsque j'étais au collège en classe de 6ème, le proviseur me faisait très peur de par son pouvoir et son autorité. Avec ma meilleure amie, nous avions trouvé un jeu qui nous procurait une grande frayeur et une belle montée d'adrénaline : il consistait à taper à la porte du bureau du proviseur et prendre nos jambes à nos cous en dévalant les escaliers à toute vitesse. Nous le surnommions " petit gris " nom de la marque de pinceaux qui se trouvait sur la liste d'achats des fournitures scolaires, car il était petit et avait les cheveux gris.
Personnage choisi : Albert
En rencontrant ce personnage, je me suis dit : c’est lui, ce n’est pas lui ? La ressemblance était frappante : même crâne chauve, même forme de visage, même expression de la bouche. Je l’avais déjà rencontré pourtant, voilà fort longtemps, alors que j’étais lycéenne, et lui déjà dans les hautes sphères politiques. Il avait d’ailleurs bien accueilli ma classe de première au ministère des finances qu’il dirigeait. Mais il avait les dents longues et comptait bien gravir les échelons encore plus hauts! Quelques mesures d’accordéon plus tard, en effet, il s’invitait chez les français à travers les postes de télévision et au réel, en venant dîner chez eux. Mais comment s’appelait il déjà…..ah oui, je me souviens, et vous ? Vous avez trouvé ? C’était …
Sujet 2 :
J'aime le sourire malicieux de Victor
J'aime la frange façon Beatles de Holly
J'aime les grands yeux bleus et le regard étonné d'Anita
Je n'aime pas le froncement de sourcils de Hans
Je n'aime pas le menton en galoche de Robert
Je n'aime pas les lunettes de Sarah
Sujet 3 :
En regardant mon album photo, je tombe sur une photo de classe : j’avais 7 ans. Très souriante, une fossette à la joue gauche et le regard pétillant de malice, toujours prête à faire une bêtise ou à rire de mes sœurs. Puis en tournant les pages de cet album, je me revois à 20 ans. Envahie par mes complexes de joues rebondissantes de jeunesse et de vitalité, je n’aimais pas les montrer, je les cachais derrière une mèche de cheveux. Un sourire timide, discret se dissimulait derrière ma coupe de cheveux au carré. Ce visage de jeune fille me contrariait : je ne paraissais pas encore femme, et gardait ce visage de petite fille. Aujourd’hui, en regardant toutes ces photos, je réalise combien la jeunesse est fragile, précieuse, et combien je n’en n’avais pas conscience. Je suis ridée à présent, mais sûrement plus épanouie qu’à 20 ans.
/image%2F0495119%2F20211015%2Fob_6f3af1_jeu-1.jpg)