Atelier Ecriture de janvier 2016
Le 7 janvier 2016, l'atelier écriture a démarré sous les meilleurs auspices. Chantal, absente pour raisons médicales depuis plus d'un an était présente et a retrouvé avec plaisir l'équipe. La séance était animée par Catherine, qui était entourée de 7 participantes.
Thème : Les animaux - Le 6 janvier 2016 : quarantième anniversaire de l'émission 30 millions d'amis - 1946 émissions depuis sa création le 6 janvier 1976.
1 ) Donner la définition d'animal (Larousse)
Par opposition à végétal : être vivant organisé, généralement capable de se déplacer, n'ayant ni chlorophylle, ni paroi cellulaire cellulosique.
Par opposition à l'homme : être animé, dépourvu de langage articulé.
2 ) Donner des expressions comportant un nom d'animal, il en existe un très grand nombre : mettre la charrue avant les bœufs, la chair de poule, appétit d'oiseau, faim de loup, mémoire d'éléphant, taille de guêpe, frisé comme un mouton, doux comme un agneau, à cheval donné on ne regarde pas les dents, quand le chat n'est pas là les souris dansent, ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire des grimaces, sobre comme un chameau, avoir un oursin dans la poche, prendre la mouche, quelle mouche l'a piqué ?, avoir une araignée dans le plafond...... et bien d'autres encore mais nous avons aimé une expression un peu moins connue : "acheter chat en poche", cette expression datant du XVème siècle, signifie acheter sans avoir vu l'achat, entrainant donc toujours le risque d'avoir une mauvaise surprise.
3 ) Catherine installa sur la table des peluches d'animaux, chaque participante devait en choisir une et imaginer qu'il s'agissait du doudou de son enfance et d'écrire un petit texte sur cette peluche.
Texte 1 :
Je garde un souvenir ému de cet hérisson en peluche. Il était tout petit contrairement aux doudous de mes amies. Ainsi je pouvais le glisser dans ma poche, le tenir dans ma main, et personne ne se moquait de moi car j’étais la seule à savoir qu’il était là, tout près, qu’il me protégeait et me rassurait.
Je suis même allée à l’école avec lui durant toute ma scolarité primaire, le dissimulant bien entendu. Il savait me consoler et susurrait le soir des mots tendres et doux à mon oreille quand j’essayais de m’endormir, tout en suçant mon pouce. J’avais besoin de mon pouce et de mon hérisson. Je l’ai toujours tenu secret, puis quand je devins adolescente je l’ai déposé sur ma table de nuit.
Combien de confidences a-t-il reçues: les chagrins, les joies, les déceptions, les premières amours. Il connaissait tout et ce qu’il y avait de merveilleux et d’unique c’était qu’il ne répétait jamais rien, sachant toujours garder les secrets confiés et son regard était toujours direct et franc.
Plus tard, je l’ai égaré lors d’un déménagement et j’ai éprouvé un sentiment d’abandon. Mais peut être a-t-il pensé que j’étais devenue capable de vivre ma propre vie sans avoir besoin de lui, ou alors avait-il un désir très fort de vivre sans moi et qu’il a jugé que sa mission auprès de moi était terminée.
J’aimerais un jour le retrouver, lui conter ce qui m’est arrivé depuis sa fuite et devenir sa confidente à mon tour.
Texte 2 :
Sur la table de la bibliothèque, je viens de retrouver un doudou, copie conforme de celui que j'avais étant petite fille : Un joli tigre presque noisette, rayé de noir avec des yeux-boutons noirs. Il est magnifique.
Je me revois avec mon frère, jouant, assise sur la barre du pétrin qui nous servait de cabane, dans la salle de séjour. Lui, avait un zèbre. Ces deux peluches nous avaient été données par notre grand-mère, un soir de fête. Elles nous suivaient partout…Mais ce soir là ce fut terrible !!
Mon tigre était le plus féroce et mon frère le savait bien ! Les lois de la savane sont cruelles et mon tigre -par mes dents- attrapa le zèbre et lui arracha l'oreille. Il s'en suivit des pleurs de son propriétaire et des remontrances de l'autorité maternelle pour autant d'acharnement sur ce pauvre zèbre.Les choses auraient pu s'en arrêter là ; cela aurait été trop facile.
Le lendemain nous partîmes dans le parc de la maison, jouer à la chasse comme on le voyait faire autour de nous, moi avec un fusil en bois à fléchettes et mon frère avec un arc fait d'une branche de noisetier courbée tendue d'une ficelle et bien sûr, le gibier à tuer.
Dans le petit bosquet, on disposa sur les branches tout ce qui pouvait ressembler à du gibier comme les ours et les poupées : le tigre et le zèbre étant de la partie ; mon frère visa avec son arc et envoya, d'un coup vengeur, une flèche qui transperça mon malheureux tigre.
Bien sur, à mon tour, je allais geindre dans les jupons de ma mère.
Le résultat n'a pas traîné. Zèbre et tigre, unis dans un même destin finirent confisqués en haut de la grande armoire de la lingerie.
Oubliés ils y sont restés plus de six mois pour réapparaître rafistolés ; mais nous étions passés à autre chose.
4 ) Catherine a lu quelques petits poèmes appris par les enfants de CE1. Sur le même modèle, écrire un court poème en rimes sur un animal.
Poème 1 :
Un animal
Son nom commence par un "z"
Non, ce n'est pas un zébu
Sa robe n'a pas une couleur laide
Il n'est pas non plus, très têtu.
C'est un superbe zèbre
Au pelage blanc rayé de noir
Il est doux le long de ses vertèbres
Et j'aime le caresser le soir.
Poème 2 :
" Cui .... cui .... cui
Tu nous ennuies
Et bien tant pis !
Cui .... Cui et recui cui !
Je vais te tordre le cou
Tu es bien méchant tout à coup !
Je te donnerai à manger au hibou
et moi, au loup
HOU HOU HOU !
Poème 3 :
Le petit lapin de Corentin
Un petit lapin
court dans le thym
il a très faim
ce petit perlin pinpin.
Il saute dans le foin
Court dans les sapins
C'est un jeu sans fin
Pour notre petit lapin.
Il n'a pas de mains
Mais quatre pieds malins
Il fait le coquin
Notre petit lapin.
5 ) Inventer la suite d'une histoire du Petit Nicolas : "Allant faire des courses pour sa mère à l'épicerie de Monsieur Campani, Nicolas rencontre une cliente qui tient un chaton qu'elle souhaite donner. Nicolas tombe sous le charme de cette petite boule de poils et assure à la propriétaire comme à l'épicier que sa mère sera ravie"...
Texte 1 :
Nicolas arrive en chantant devant l'immeuble, il n'a jamais monté les escaliers aussi vite. Il ne se plaint pas du poids du sac de courses aujourd'hui, alors qu'habituellement, il en rajoute toujours un peu : "Pourquoi, je dois faire les courses Maman ? C'est lourd, les escaliers sont durs à monter quand je suis chargé et pendant ce temps-là, je ne peux pas jouer, mes copains, eux, ils ne font jamais les courses !" Mais là, point de réclamation, il franchit, en hurlant, la porte de l'appartement : "Maman ! Maman ! Regarde, ce que je rapporte !" Sa mère apparaît dans le couloir : "Une bonne note, j'espère qui me ferait un peu oublier ton dernier bulletin ! Nicolas est moins fier, cela lui rappelle qu'il a encore décroché un zéro aujourd’hui. "Non, Maman mais un petit chaton que m'a donné une cliente, chez l'épicier; "Quoi ! Un chat ! Mais tu n'y penses pas Nicolas ! Tu sais que ton père est allergique aux poils et que moi, je DÉTESTE les chats !" Toute à ses cris, la mère avance et se dirige avec rage sur le carton que tient son fils et là, apercevant la petite boule de poils, les moustaches frétillantes et les petits yeux vifs, elle s'exclame : "Oh ! et puis zut ! Tant pis pour ton père !"