Club-lecture du 6 avril 2017

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Le club-lecture du mois d'avril était consacré aux coups de coeur. Les ouvrages présentés faisaient partie des derniers achats de mars :

- Arrête avec tes mensonges de Philippe BESSON (2017) : L'auteur est né en 1967, il a fait des études de droit et de commerce. Ecrivain, dramaturge, scénariste, critique littéraire et animateur de télévision, il écrit depuis 2001. Ce dernier ouvrage est une autofiction. L'auteur y raconte son premier amour d'adolescent pour un jeune homme dont les origines s'opposent radicalement aux siennes et que la vie va séparer. Il restera sur ce goût d'amour inachevé et cette passion. Il retrouvera par hasard, le fils de ce premier amant, vingt cinq plus tard. Très bien écrit, cet ouvrage riche de sensibilités, de sentiments enfouis mais bien présents est un réel coup de coeur.

- Le dimanche des mères de Graham SWIFT (2017) : Cet écrivian britannique est né en 1949 à Londres. Après des études à l'université de Cambridge et d'York, il entame sa carrière d'auteur et dès son deuxième ouvrage, il est reconnu et reçoit de nombreux prix littéraires. "Le dimanche des mères" est son dixième ouvrage. Oeuvre originale, évoquant l'Angleterre de 1924 et ce jour qui, une fois par an, libérait les employés de maison pour leur permettre de retourner dans leur famille. L'héroïne, passionnée de lectures, a qui, son patron permet d'accéder à sa bibliothèque, entretient une liaison avec un fils de bonne famille qui doit se marier prochainement. Son amant lui accordera un dernier après-midi, le jour du dimanche des mères car orpheline, elle n'a pas à retourner voir sa famille. L'opposition des classes sociales, comme dans le précédent ouvrage présenté, se retrouve au coeur du livre. Cet ouvrage aurait pu être plus long et expliquer comment l'héroïne est devenue écrivaine.

- Danser au bord de l'abîme de Grégoire DELACOUR (2017) : Né en 1960, Grégoire Delacourt est publicitaire et écrivain. Il commencera a écrire à l'âge de 40 ans et cet ouvrage est son sixième roman. Emma, heureuse en couple et avec ses trois enfants, va voir sa vie  basculer le jour où elle croise dans un restaurant, un homme dont elle tombe éperdument amoureuse. Elle quitte tout pour lui. Agréable à lire, bien écrit, cet ouvrage touche beaucoup de thèmes : l'amour, la mort, la maladie, la fidélité, le doute, la tristesse et même la passion pour le vin. L'auteur décrit les pensées féminines intimes et profondes avec beaucoup justesse. Tout au cours du livre, un parallèle est fait avec le conte "La chèvre de Monsieur Seguin".

- Une femme au téléphone de Carole FIVES (2017) : Née en 1971, l'auteure, titulaire d'une licence de philo et du diplôme national supérieur d'expression plastique de l'école des Beaux-Arts, se consacre à la littérature après avoir laissé l'enseignement des Arts Plastiques. Charlène, la soixantaine, est une mère envahissante qui téléphone à sa fille très souvent et s'insinue dans sa vie en lui dictant sa conduite. Ce monologue est original et n'est pas déplaisant. Nous n'avons jamais les réponses mais cela ne gêne pas car c'est le portrait de la mère qui est traité dans cet ouvrage et non celui de la fille.

- L'autre qu'on adorait de Catherine CUSSET (2016) : Née en 1963 à Paris, l'écrivaine a reçu plusieurs prix littéraires. L'auteure dans cet ouvrage, donne dans l'autofiction en racontant la vie d'un de ses amis. Cette période d'une vingtaine d'années, de l'entrée en université aux Etats-Unis jusqu'à son suicide est un réel hommage à Thomas, à travers cette vie bouleversée par les troubles bipolaires. On y découvre aussi les difficultés rencontrées par la famille, les amis qui entourent une personne atteinte de tels symptômes.

- Et si tu n'existais pas de Claire GALLOIS (2016) : L'auteure, née en 1937, est femme de lettres et critique littéraire. Dans cet ouvrage, la narratrice commence sa vie à l'âge de 6 ans, période où elle est arrachée à sa nounou qui l'a élevée avec énormément d'amour pour retourner dans sa famille auprès de deux soeurs plus âgées et d'un frère plus jeune. Aucune émotion ressentie alors qu'il y avait beaucoup à dire sur un tel sujet, c'est un peu dommage et l'on est un peu déçu lorsque l'on referme le livre.

- Terminus Elicius de Karine Giebel (2008), réédité en 2016 : Spécialiste du roman policier, l'auteure née en 1971 a été récompensée à de nombreuses reprises par des prix polars. Ce premier ouvrage est un petit bijou, à lire absolument. 

 

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