Atelier écriture du 7 novembre
Séance du jeudi 7 novembre 2019 animée par Thérèse. Thème : LES ANIMAUX
1 - ) Trouver tous les mots ou groupes de mots utilisant un nom d’animaux - Mots s’écrivant de la même façon : Buse d’aspirateur, chien du fusil, chien assis, pied de poule, pied de coq, canne à pêche, moule à tarte, souris de l’ordi, souris d’agneau, loup du déguisement, mouche sur la joue, écrou-papillon, panne d’électricité, col de cygne, sardine (en camping), patte d’oie, taupe (espion), cœur de bœuf (chou ou tomate), gorge de pigeon (couleur grise), punaise !, hérisson (pour ramoner), nid de poule, vieille bique, vesse de loup, cheval d’arçon, vache (seau en toile), rossignol (vieux truc), blaireau, perroquet, hirondelle, bec de canard, champ du cygne, poule de luxe, maquereau, chameau, corbeau, œil de bœuf, bec de lièvre… - Mots ne s’écrivant pas de la même façon, mais se prononçant de la même façon : chas de l’aiguille, signe de la main, port de pêche, pinçon (marque sur la peau), raz de marée, ras-le-bol…
2 - ) Trouver les expressions ayant trait à un animal : Heureux comme un poisson dans l’eau, faire une queue de poisson, noyer le poisson, être plat comme une limande, muet comme une carpe, serrés comme des sardines, il y a anguille sous roche, marcher comme un crabe, parler comme une vache espagnole et beaucoup d'autres...
3 - ) Écrire un petit texte en employant des expressions d’animaux.
Texte 1 : Agnès était douce comme un agneau mais versait des larmes de crocodile. Son frère arriva comme un cheveu sur la soupe ; gai comme un pinson, sifflant comme un merle, il essaya de la consoler. Elle restait muette comme une carpe, mais avec sa mémoire d'éléphant elle n'oubliait pas qu'il lui avait posé un lapin et lui avait dit qu'elle avait des yeux de merlan frit. Pour se venger, elle ajouta qu'il avait un cou de taureau et des dents de cheval, bref, qu'il était moche comme un pou.
Ne sachant pas si c'était du lard ou du cochon, ils se mirent à glousser comme deux dindons.
C'était la tombée de la nuit, on y voyait comme entre chien et loup. Myope comme une taupe, elle ne vit pas son frère filer comme une anguille. C'est vrai qu'il était malin comme un singe.
Leur mère arriva à pas de loup et leur proposa de venir dîner. Malgré son appétit d'oiseau, elle mangea comme un cochon. Quant à son frère, tel un coq en pâte, il s'installa confortablement dans un fauteuil : il était fier comme un paon.
Texte 2 : Quelle horreur ce temps ! Un vrai temps de chien. Il pleut des cordes et nous devons rendre visite à une vieille dame à l’autre bout du village. De plus cette personne est laide comme un pou, a une cervelle de moineau et risque bien d’avoir oublié notre rendez-vous.
Aujourd’hui j’avais d’autres chats à fouetter que d’écouter les sornettes de femmes qui allaient jacasser comme des pies tout l’après midi. J’avais rendez-vous en secret avec mon amoureux aux cheveux noirs corbeau et aux yeux de biche. Je ne gagne vraiment pas au change.
Arrivées à destination, après avoir sonné à la porte nous sommes accueillies par la vieille bique qui gloussant comme un dindon, s’esclaffe : « Mais vous êtes trempées ! Il pleut comme vache qui pisse cet après midi, et il fait un froid de canard. Entrez vite vous réchauffer au coin du feu »
D’autres dames sont déjà assises dans le salon et semblent heureuses comme des coqs en pâte. Je prends une chaise et me met à bâiller aux corneilles, tant la conversation est inintéressante. Je pense à mon amoureux qui doit faire le pied de grue à la fontaine où nous devions nous retrouver.
Les petits fours sont distribués mais je n’en prends que peu, ayant un appétit d’oiseau. A la première occasion je m’esquive poliment sous un fallacieux prétexte et quittant ces vieilles biques qui m’ennuient et qui ont toutes une araignée dans le plafond, je cours comme un lapin rejoindre mon beau brun, et nous passons alors de délicieux moments à nous regarder, avec des yeux de merlans frits, en attendant la nuit qui nous trouvera enlacés, tous deux nus comme des vers.
Texte 3 : Nom d'un chien, il m'a piqué mon chapeau ! Je ne peux pas sortir sans chapeau ! Mais si je demeure à la maison, les copains diront que j'ai un oursin dans ma poche. il faut être malin comme un singe ou fort comme un lion, je ne peux pas leur poser un lapin et puis ils penseront qu'il y a anguille sous roche : je suis pigeonner !
4 -) Tirer au sort une étiquette, découvrir le nom d’animal inscrit dessus, écrire un petit texte en faisant parler l’animal à la première personne et dire pourquoi il n’aime pas l’expression qui se rapporte à son nom : Loup – Poule – Mouton – Singe – Chat – Chien – Canard
Texte 1 - CHIEN : Je suis un chien. Je suis le fidèle ami de l’homme. Parfois je l’entends dire à son épouse qu’elle a du chien.
Elle a un chien, c’est sûr c’est moi ! Alors je ne comprends pas pourquoi il ne lui dit pas : « Tu as un chien ».
Croyez-vous qu’il faille lui rappeler pour qu’elle s’en souvienne ?
Ça m’attriste car moi je me manifeste souvent auprès d’elle et elle a bien l’air de me remarquer ; elle me caresse, me promène, me parle.
Ah ! Mes maîtres sont étranges mais je les aime bien quand même ces humains qui ont du chien ! Wouaf, wouaf !
Texte 2 – CANARD : Brrr,Brrr, nous sommes en décembre, l'eau de la rivière frémit nerveusement, agitée par un vent glacial... Vais-je plonger dans cette eau froide ? s'interroge le canard ? Aurai-je l'inconscience de pousser mes canetons pour un bain dangereux, songe la mère cane ? Un renard, dans les hautes herbes passe : il n'y a plus à hésiter : la famille plonge malgré ce froid de canard !
5 - ) Image d’une petite Indienne parlant à une vache : imaginer ce qu’elle peut lui dire.
Texte 1 :
Une fille
couverte d'une mantille
parle à une vache ;
sans cesse elle lui rabâche
qu'elle est une petite fille
et ne peut travailler sans relâche.
La vache
à la robe sans tache
quelque peu se fâche
et de la queue frétille
devant cette petite fille
aux yeux qui brillent.
Il faut qu'on le sache
la petite fille
de la vache
s'amourache.
Que va dire sa famille ?
Texte 2 : Il était une fois une jeune fille et une vache. Nous sommes en Inde. La jeune fille se pelotonne contre l’animal couché.
- Veux tu que je te dise, dit la vache, « que j’aime lorsque tu viens près de moi. Tu sais m’écouter raconter l’eau que j’ai rapportée du lointain puits, la charrue que j’ai tirée sur le sol aride. »
- Oui, répond la jeune fille, j’aime t’écouter et j’entends à travers ta peau épaisse ton cœur vibrer. Car je sais que tu es une vache sacrée et que tu t’ennuies au fil des jours à déambuler ainsi ! Donc je souris et me dis que tu es une « sacrée vache également ! »
Texte 3 : En Inde, la vache est un animal sacré. Ainsi elle est protégée de la cupidité des humains et vénérée par la population indienne.
Cette vache-ci, a adopté la petite fille orpheline qui est à ses côtés elle lui offre lait et chaleur.
Tous les jours la petite doit mendier devant la banque principale de la ville et rapporter quelques roupies à sa marâtre que l’on devine sur la photo.
-Tu sais Vache, heureusement que tu es ma copine, sans toi je ne parlerais à personne. Les journées sont longues devant la banque et les gens qui entrent et sortent ne me regardent pas, il y a tellement de mendiants dans notre pays. J’ai bien du mal à rapporter quelques piécettes. Toute la journée, j’attends, fais la comédie pour apitoyer les passants et j’ai soif sous le soleil de plomb.
Pour tromper ma faim, je mâche du bétel ! On me donne quelquefois une galette de riz ou une mangue, mais pour manger je dois faire vite , sinon, la furie qui me surveille surgit de sa cachette et me l’arrache et me tape. Elle pense que c’est mieux pour attirer les regards des touristes principalement.
Dis Vache quand partirons-nous toutes les deux dans la campagne vivre de liberté loin de cette ville où nous n’avons pas de place?
